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UNE PLUS HAUTE F>ERFECTION II

hi séparation d'avec sa ùmillc et le sacrifice des conditions ordinaires de la vie.

2. Cet événement est pour nous une exhortation pleine d'enseignement. Il faut suivre la volonté et l'appel de Dieu, quels qu'ils puissent être.

L'appel que Dieu fit entendre au Sauveur à l'âge de douze ans était de tous points extraordinaire ; c'était un appel à quelque chose de plus élevé, au service direct de Dieu, en rompant avec les conditions habituelles de la vie. Le Sauveur obéit avec empressement, il ne prend aucun soin d'adoucir le sacrifice ni pour lui ni même pour ses parents.

Allez au bien pour lequel vous vous sentez des forces.

C'est la marque d'un grand caractère d'accomplir, dans les petites choses comme dans les grandes, le bien dont on se sent capable.

Non pas habituellement sans doute, mais très souvent un appel particulier de Dieu se fait entendre au cœur de l'homme, appel qui invite ce dernier à une perfection plus élevée.

Le Seigneur disait au jeune homme riche : « Si vous voulez être parfait, allez, vendez ce que vous avez et le donnez aux pauvres, et venez et suivez-moi. » (Matth., XIX, 21.)

Parlant du mariage, il disait qu'il en est qui, par amour du ciel, ne contractent pas les liens du mariage, et il ajoutait : « Qui peut comprendre ceci le comprenne. » (Matth., XIX, 12.)

Un tel état de perfection chrétienne est une grâce particulière que Dieu confère à quelques âmes. 11 donne les moyens de s'attacher plus intimement au Sauveur et d'étendre plus efficacement l'œuvre de la sanctification

I l6 2^ SEMAINE. — I. — l'imitation DU CHRIST

divine parmi les hommes. Il promet une récompense plus grande pour l'éternité, mais il réclame des exigences plus rudes pour la vie du temps.

Cela ne veut pas dire que tous ceux qui vivent dans une vocation plus parfaite sont toujours plus parfaits que ceux qui vivent dans un état moins parfait.

Ce n'est pas la vocation parfaite, mais une vie plus parfaite dans une vocation plus parfaite qui fait la perfection.

Dans toute vocation on peut atteindre la plus haute perfection, mais non point avec la même facilité.

Les choses et les soucis terrestres ressemblent sous plus d'un rapport à des vêtements trop longs : les pieds s'y embarrassent.

Puisque, même dans l'ordre du salut, Dieu veut bien se servir des hommes comme d'instruments, on peut dire : « Le christianisme a besoin de telles âmes qui renoncent d'une façon extraordinaire aux conditions de la vie pour se remettre entièrement et sans réserve entre les mains de Dieu. »

Le christianisme a besoin d'âmes qui, détachées de tous les soucis terrestres, s'en aillent par le monde entier pour prêcher en apôtres l'Évangile.

Il a besoin d'âmes qui, libres des soucis de la famille, soient à la tête des paroisses en qualité de pasteurs des âmes, envoyés par Dieu et l'Église.

11 a besoin d'âmes qui se consacrent entièrement à la pratique des œuvres de la miséricorde chrétienne et des autres œuvres de l'amour du prochain.

Il a besoin d'âmes qui, dans un généreux mépris du monde, consacrent toute leur vie à la plus noble et à la plus utile des occupations : à la prière continuelle.

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