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PRUDENCE DANS LA MANIERE DE TRAITER LES AUTRES

I . Voulez-vous être utile à votre prochain : considérez le Christ; il doit être votre modèle.

Le Sauveur traitait hommes et choses avec une extrême prudence et avec la plus grande circonspection. 11 ne se révélait, il ne demandait rien qu'avec une sage mesure. Jusque dans sa conduite à l'égard de ses ennemis, il montrait de la modération (Matth., xii, 15-21 ; xiv, 13), alors même qu'il exerçait son zèle contre eux (Marc, xi, 15-17 ; Joan., II, 14-19). 11 empêchait les faux pas et les démarches dangereuses (Matth., xii, 22: Marc, viii, 26; Luc, viii, 39; IX, 52).

Il enseignait au peuple la loi morale de la-façon la plus compréhensible, la plus claire, surtout par des comparaisons et des paraboles (Matth., v, seq. ; xiii, seq.). Il cherchait à gagner les cœurs par une noble popularité, par la bonté, la patience, la condescendance, en se montrant secourable dans toutes les situations et toutes les nécessités (Matth., XIV, 14, seq.; xv, }2, seq.).

La guérison du serviteur du centurion (Matth., viii, 5, seq.) et celle de la fille de Jaire (Marc, v) nous montrent comment il traitait les hauts personnages. Il ne

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