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GRANDEUR DAME ET ESPRIT DE SACRIFICE

Ayez soin de garder toujours les hautes aspirations des enfants de Dieu. Prenez votre essor sur les ailes de l'amour. Elles vous permettront de surmonter facilement beaucoup d'obstacles.

2. Sachez souffrir en homme. Ceux qui gémissent et demandent qu'on les plaigne ressemblent aux enfants : lorsqu'un enfant se fait une égratignure au petit doigt, il faut, pour le consoler, que la nourrice souffle sur le bobo et se lamente avec le bébé.

Qu'il soit indigne de vous de revenir en toute occasion sur une injustice soufferte. Qu'est votre souffrance en comparaison des souffrances du Christ?

Ils sont bien rares, ceux qui reconnaissent ce que Dieu ferait pour eux s'ils s'abandonnaient entièrement à lui !

Un noble cœur n'attend pas un ordre formel; il lui suffît d'un regard, d'un signe.

Tout ce qui ne vient pas de Dieu périra. Conservez cette maxime si brève, qui résume tout : Quittez tout, et vous trouverez tout; renoncez au désir immodéré, et vous trouverez le repos.

3. Apprenez à vous priver et réjouissez-vous si vous ressentez la privation. Des Apôtres aussi, nous lisons qu'ils endurèrent la privation (Matth., xii, i).

Soyez prêt aux sacrifices et n'accordez pas trop aux aises de la vie.

Dieu nous a donné les joies terrestres non seulement pour que nous en jouissions avec reconnaissance, mais aussi pour que nous ayons quelques sacrifices à lui offrir.

L'amour des aises éloigne de Dieu. Trouver une particulière joie à manger et à boire est animal.

Lorsque le Christ envoya ses Apôtres, il leur recom-

manda le renoncement et l'esprit de sacrifice : « Vendez ce que vous avez et faites des aumônes. » (Luc, xii, 33.) II leur faut renoncer à toutes les commodités du voyage (Matth., X, 9; Marc, vi, 8; Luc, x, 4): il leur faut être modérés et désintéressés en toutes choses, et n'avoir constamment en vue que le but sublime de leur mission.

Les enseignements du christianisme sont d'accord avec la raison. Qui ne sait pas se priver est méprisable. On ne doit pas chercher à satisfaire les désirs terrestres. Il est bien mieux d'apaiser la soif avec modération que de l'étancher complètement. Se rassasier d'un plaisir est dangereux. S'il faut exciter le mécontentement, il est préférable que ce soit par l'impatience du désir que par l'excès de la jouissance.

Nous avons un sublime exemple de grandeur d'âme et d'esprit de sacrifice dans le grand Apôtre des nations : « Qui donc nous séparera de l'amour du Christ? Sera-ce l'affliction? ou les déplaisirs? ou la faim? ou la nudité? ou les périls? ou la persécution? ou le glaive?... Parmi tous ces maux, nous demeurons victorieux par Celui qui nous a aimés. » (Rom., viii. 35, 37.)

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