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CHAPITRE XIX

LA VIE APRr:S LA MORT

I. L'homme le plus sensé est celui qui juge le mieux l'avenir.

C'a été depuis l'origine de l'humanité la conviction universelle que, pour l'homme, la vie d'ici-bas ne trouvait pas sa solution sur cette planète, mais qu'elle devait se compléter nécessairement dans un au-delà.

Le seul fait que tous les hommes (à peu d'exceptions près, et ce sont des exceptions maladives) ont cru à la survivance de l'âme après la mort, est très digne d'attention.

Tous les peuples, partout et toujours, se sont sentis poussés par un penchant singulier à entretenir avec les morts des relations quelconques, le grossier sauvage à sa manière, le japonais civilisé à la sienne. Dans le christianisme, ces relations consistent dans des invocations et des suffrages, A ce sujet, le païen Celse disait : « Les chrétiens ont raison de penser que ceux qui ont mené une vie sainte sont récompensés après leur mort, et que les méchants sont châtiés : ce sentiment leur est commun avec le reste de l'univers, » (Origen,. C. Celsiini, 1. 8.) De là la particulière attention donnée aux

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