DOUZIÈME CHAPITRE
DE LA PEEMIÈEE riîÉROGATIVE DE L'AME HUMAI.\E , OU DE SON ORIGINE, PAK l'iMMÉIIIATE ACTION CBÉATRICE DE DIEU. MA- GNIFIQUE DOCTIiI^E DE SAINT THOMAS, TOUCHANT LA GÉNÉ- RATION DE l'homme, et RAPPORTS DE CETTE DOCTRINE AVEC LE DOGME DE LA CONCEPTION DU VERBE DE DIEU DANS LK SEIN DE MARIE.
§ 118. L'âme humaine est la plus noble parmi toutes les âmes. On propose trois autres prérogatives, comme lui étant exclusivement propres, et dont la première est d'ÈTRE de création divine. — Doctrine impie de Platon donnant une même origine à l'dme de l'homme et à l'dme de la brûle. — Démonstration triomphante donnée par saint Thomas de la thèse: Que l'âme de la brute est engendrée 410
§ 119. Magnifique doctrine dc suint Thomas sur le mystère de la génération animale. — L'esprit est la vertu de la semence, dérivé de l'dme. Toute forme supérieure détruit la forme inférieure et la remplace. — Différente manière dont le mâle et la femelle concourent à la génération. — C'est l'âme qui engendre l'dme .sensitive
XVI TABLE DES MaTIRUES.
Pages.
et comment ? 4'2G
§ 120. Belle et lumineuse démonstration donnée par saint Thomas de In thèse : Que seule l'àme humaine est créée immédiatement par Dieu. — I)iff( rentes phases duFœtus humain. —Absurdité deVhypotlicsc : Que la même cime, sensi/ive d'abord, devient intellcctive dans la suite. — Comment l'homme engendre vraiment l'homme, quoique son âme soit l'œuvre immédiate de Dieu 432
§ 121. L'dmc n'est créée qu'au même instant où elle est tinie au corps.
— Ré/ulntuin de quelques objections contre la thèse de son origine par création. — La doctrine qu'on vient d'établir sur la génération
est confirmée par l'Écriture 444
§ 122. Importance du dogme de la vérité de l'humanité de Jésds-Ciiiust.
— Dans le mystère de l'Incarnation, le Naturel a dû se trouver à côté du Surnaturel, puisque Jésds-Christ a été vrai homme, aussi bien que vrai Dieu. La doctrine de saint Thomas sur la génération, appliquée à l'explication de ce mystère 451
<J 123. Les objections des hérétiques, contre la vérité de l'humanité de Jesus-Christ, victorieusement réfutées par la doctrine de saint Thomas sur la génération. — Comment, conçu sans le concours de l'homme et seulement du sang de Marie, le corps du Seigneur a été nn vrai corps humain, et Jésîis- Christ est frai fils de l'homme.— Manière claire et précise dont cet ineffable dogme est révélé dans l'Évangile 4 j7
TREIZIÈiME CHAPITRE.
DE LA DEUXIÈME PBEROGATIVE de l'aME HUMAINE, d'ÊTBE NATU- RELLEMENT et ESSENTIELLEMENT LIBRE.
§ 124. Importance du dogme de la liberté. — La déesse' de la Raison est étrangère à cette discussion.— Distinction de la liberté de Nécesmi.etde la liberté de Coxcrioy. — Doctrines erronées des philosophes et des hérétiques, touchant la liberté de Vâme humaine.— La philosophie chrélioine est la seule philosophie tutrice de la liberté métaphysique et politique de l'homme 466
§ 12:). Définition de la liberté par saint Thomas, et excellence de cette définition. — Le jugement de In raison est de l'essence de la liberté.
— Explication et importance de cette profonde doctrine. — La fin et les déterminations de la nature sont nécessaires; les moyens et les objets des facultés sont contingents ;c est par rapport à ces dernières choses que l'homme est libre 474
§ 12f>. Continuation du même sujet .- on prouve encore davantage qtie. la liberté n'est que le .hcf.ment LmcF. de i.'\cjios. — Comment la liberté est du ressort de la raison, et comment l'homme n'est libre que parce qu'il est raisnnn -^ble. 480
TABLE DES MATIERES. XVlj
Pages.
§ 127. On réfute les objections contre la liberté, tirées de ces mots de saint Paul • « Je ne fais pas le bien que je veux faire, et je fais le mal que je ne veux pas faire. » Quel est ce "^mal » dont parle saint Paul dans ce passage ? — Par les mêmes mots, loin de nier la liberté, il l'affirme. — Le dogme de la liberté, prouvé par l'Évangile et par l'économie de toute la Bible. Les philosophes protestants, qui nient ce dogme sur le témoignage de ta Bible, sont convaincus de nier la Bible 485
§ 128. Réponse à l'objection déduite de l'action de la grâce sur l'homme. — La grâce ne détruit pas, mais élève et perfectionne la liberté. — Les protestants manquent du sens qui fait comprendre V Écriture 490
§ 129. Doctrine catholique sur la science divine. — La prévoijance des choses n'en change pas la natiire. — Comment l'infaillibilité de la prescience divine est une garantie de la liberté humaine 493
§ 130. Comme tout bon gouvernement de l'homme ne détruit pas, mais maintient la liberté politique, à plus forte raison le gouvernement de Dieu ne détruit pas, mais maintient la liberté morale des êtres intelligents. — Comment Dieu mène l'homme sans blesser sa liberté. — Beaux passages de l'Écriture, expliquant l'action de la Providence et l'existence de la liberté 497
§ 131. Réfutation de l'objection des matérialistes contre la liberté humaine. — Les objets extérieurs n'impressionnent pas nécessairement l'intellect . mais l'imagination. — L'appétit intellectif demeure toujours maître de lui-même. — Aier la liberté, c'est nier r intelligence et faire de l'homme une brute. — La liberté est un sentiment indestructible du cœur de l'homme. — On ne peut la combattre sans l'affirmer. — La seule chose pour laquelle l'homme ne soit pas libre, c'est la négation de sa liberté 502
QUATORZIEME CHAPITl^.
DE LA DERNIÈBE PBÉBOGATIVE DE l'AME HUMAINE : d'ÈTRE IMMORTELLE, ET DE PARTAGER AU CORPS SON IMMORTALITE.
§ 132. Importance du dogme de l'immortalité de l'âme, par rapport au dogme de l'existence de Dieu. — Les philosophes païens, anciens et modernes, Platon, Puffendorf, Leibnitz, Montaigne, Saint-Évremond, Descartes , ont ignoré ou nié les démonstrations métaphysiques de l'immortalité de l'âme. — Ils ont admis ce dogme, mais ils n'ont pas su le prouver métaphysiqm nient . La Pliilosophic de Lyon et son annotateur, M. Hautain et M. Cousin, ont mérité le même reproche. — On se propose d'exposer ici les preuves métaphysiques du même dogme, telles que, seule, la philosophie chrétienne les a données 508
xviij TABLK nr.s matieues.
rajîOs.
§ i.T, On cnnwiencc par exposer le grand aryumenl métaphysique de la philosophie chrétienne, en faveur de Vnnmortalité de l'âme, tiré de sa stiisisTKNTULiTi';. — Le principe que •< Ce qui ne dépend pas d'un autre être pour opérer n'en dépend pas non plus pour exister » est incontestable. — On prouve que l'unie humaine ne dépend pas du corps ptr rapport à ses opérations spécifiques de coMPiuNuuE, de RAisoNNEU et de voLLoiR. — Toutes les opérations sensitivcs se font avec le corps, c'est pourquoi elles usent le corps :
tandis que les opérations intellec/ivcs ne l'usent pas. b\j
$ 134. On explique comment il est vrai que, tout en ayant besoin des fantômes corporels pour se former les idées, l'âme humaine ne dépend pas du corps dans son opération de comi'rexdue. — Preuve
qu'elle est incorruptible par soi 522
§ 135. L'annihilation de l'âme humaine est possible, 7nais d'une possibilité qui ne peut jamais être traduite en acte. — Preuves que, pouvant AiiSOLiMENT annihiler l'âme, Dieu ne l'annihilera pas. — Autres belles considérations de saint Thomas, sur la subsistentialité
de l'âme, comme raison de son immortalité 529
§ 13G. Application, à l'âme des bétcs, des principes exposes. — Grossière erreur de Platon sur ce sujet. — Seule, la Théorie de la philosophie chrétienne, sur ce même sujet, est raisonnable et solide. — Pourquoi l'âme des bêtes s'éteint et doit s'éteindre avec le corps... 535 § i37 . On commence par réfuter les objections des matérialistes contre l'immortalité de l'âme. — Réponse aux objections tirées de ce que l'dme humaine est destinée à vivifier le corps, de ce qu'elle est forme substantielle du corps, de ce qu'elle se complète par le corps et ne
peut comprendre sans le corps 539
§ 138. Suite de la réfutation des objections contre l'immortalité de l'âme. — Preuve que l'âme intellective n'est nullement affectée des passions du corps. — Les perturbations de l'esprit, à l'occasion des maladies du corps, ne prouvent pas non plus que le corps affecte l'esprit. — On fait justice des deux derniers arguments de l'école matérialiste , tirés de l'essence de la vie de l'homme, et de ce
que l'âme naît avec le corps 54 1
§ 139. De la résurrection des corps. L'homme n'a pu inventer ce dogme. — Premier argument que ce dogme religieux est aussi une vérité philosophique, tiré des phénomènes de l'ordrenaturel.— Magnifiques passages de Tertullien et de saint Augustin sur ce sujet.. 551 § l'»o. Deuxième argument en faveur du dogme de la résurrection. Cet argument est tout métaphysique et dédtiit de l'essence même et de la nature humaine. — Il est contre la nature que l'âme demeure à jamais privée du corps dont elle a été forme substantielle. 55C § 141. Le dogme de la résurrection prouvé encore par sa cause finale. — Dieu ayant créé l'homme iaexteumiisable , même par rapport au corps, ce dessein de Dieu doit nécessairement s'accomplir. —L'ordre cosmologique exige, lui aussi, la résurrection des corps humains... 501
TABLF, DES MATIKRF.S. XIX
Pagos .
1 142. Réponse à l'objection, contre le dogme de la résnrrect ion, fondée sur la prétendue impossibilité que ce qui a péri renaisse. — La Toute - puissance qui a créé l'homme du néant peut bien le faire être de nouveau ce qu'il a été. — Le prodige de la résurrection est vioins grand que celui de la création. — Qui a fait ce qui est plus, peut bien faire ce qui est moins. Beaux passages des Pères sur ce sujet Û66
1 143. La seule objection sérieuse contre la térité de la résurrection est qiie, le corps de l'homme ayant été détruit, Dieu peut bien lui donner un nouveau corps, mais non lui rendre son propre corps. — Explication de la profonde doctrine de saint Paul contre cette objection. — Le corps de l'homme est le seul corps que la mort n'anéantit pas. C'est du germe, qui est indestructible, que Dieu reformera le corps de l'homme, comme il forme l'arbre de la semence. — Comment ce corps, ainsi 7-e/ormé, sera numériquement le même ancien corps de l'homme — Résumé de la psychologie chrétienne. . . 570