ONZIÈME CHAPITRE
ENCOBE DE LlMMATÉmALlTÉ DES AMES. DE DEUX ERREURS OP- POSÉES TOUCHANT L'AUE DES BRUTES, ET DE LA SPIRITUALITE DE L'aME humaine EN PARTICULIER.
§111. La brute-homme et la brute-machine: nécessité de réfuter ces deux erreurs, dans Vintérél de l'âme humaine. — On réfute la première. — La bêle n'ayant ni intelligence , ni vertu inventive et perfcctive, rien n'est pbis béte que l'opinion qtii attribue la raison aux bétes 376
§ 1 12. On commence à réfuter l'erreur qui fait des brutes de itres m\cnl^ES. Cinq raisons par lesquelles on établit que réfuter Bossuet sur ce sujet n'est pas lui manquer de respect. — On ne s'explique pas conùnent ce grand homme, après avoir fait le plus triste tableau de la doctrine cartésienne touchant les brutes, ait préféré cette doctrine à celle des scholasliques, que lui-même avait présentée comme la seule doctrine conforme au sens commun, et toujours et universellement suivie 38 1
S 113. Saint Thomas a enseigné précisément le contraire de ce que Bossuet lui fait dire sur les brutes. Pour saint Thomas, ta brutese meut elle-même, s'aime, se cannait, et ncit pus une machine. — Contradiction dans laquelle est tombé Bossuet, en refusant Vdme aux brutes, après leur avoir accordé lu faculté de sentir. — .1/. de Bonald q partagé la même erreur. Pour lui la brute n'est « qu'v:^ IKSTIKCT, servi par des organes»' 389
§ 114- Tort que s'est donne encore Bossuet en soutenant que les brutes ne reçoivent les impressions extérieures que >• comme le fer reçoit les coups de marttau, » et sont incapables de rien apprendre. Il a con-