TROISIÈME CHAPITRE
DES SYSTÈMES DE LA PHILOSOPHIE PAÏENNE, ANCIENNE ET MO- DERNE, COMPAKÉS AVEC LES SYSTÈMES DE LA PHILOSOPHIE CHRÉTIENNE, TOUCHANT LES ÉLÉMENTS DES CORPS.
S 69. Différents systèmes des anciens philosophes païens, sur la composition des corps, et leur absurdité. — La doctrine païenne d'vy ÉLÉ.MENT INIQUE DES COUPS, vcstaurée par Descartes, et professée de nos jours. — Zcs Monades de Leibnitz ne sont que la doctrine de Descartes, avec un surcroît d'absurdités. — Ces deux Réformateurs de la philosophie n'ont voulu que jouer à la fabrique du monde; cependant ils n'en ont pas moMs été sitivis par Gassendi et pat Newton 80
§ 70. Les modifications apportées au système des Monades de Leibnitz, par le P . BoscoiL'ik , n'ont fait qu'en multiplier les contradictions et les absurdités. L'^éalisme et le scepticisme en sortent nécessairement, et en sont sortis, en effet, en Allemagne, en Italie et partout oit on le suit même de nos jours. — Les scolastiques ont eu bien raison de s'occuper sérieusement de la question de la composition des corps 80
§71. L'école corpusculaire moderne, ayant fait faire de vrais progrès à ^HisToim: naturelle, n'a pas fait faire tin seul pas à la philosophie naturelle- — Cette école n'a remplacé la doctrine scolasiique sur les corps que par le néant et par le faux — Au lieu de les expliquer, elle a rendu plus obscurs les mysiéres de la Nature. — On rend justice à M. Dumas et aux notabilités de cette école. Au fond, ils sont revenus à la doctrine de la forme, suBSTAîoiANt, spécifiant ET INDIVIDUALISANT la matière 92
§ 72. Seule la doctrine scholastique sur la matière et la forme explique le dessein de Dieu, d'avoir voulu, d'après saint Thomas,
r» rr
Vlij TABLE DES MATIÈRES.
Pages.
que les créatures lui ressemblassent, dans la manière d'ÊxRE et dans la manière d'ovmrn. — La matii;i;i. in i-iissvnck, termi' moyen entre l'Être et le .YoH<«/re. — En sul)slaiitiant la matiore, toute forme ciiKi:. sans «^tre le cuk^tkir. — Késtimé de la physique clnétieniie. — Elle seule /ait comprendre Ze* assimiiations et to thvnssibstantia- TioNS naturelles. — Les modernes admettent eux-mêmes les oi alités occi i.TKS dont ils font un crime aux scolastiques. — Tort qu'ils se sont donné, en répudiant la physique chrétienne lOl