‹ La philosophie d'Auguste ComteChapitre 125 sur 161 · I. Cours, VI, i · texte numérisé non relu

I. Cours, VI, i

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LA PHILOSOPHIE DE l' HISTOIRE 320,

alchimistes, les savants modernes n'ont pas seulement trouvé « la science déjà ébauchée par la persévérance de ces hardis précurseurs1)) ; ils ont encore reçu d'eux l'indispensable principe de l'invariabilité des lois naturelles. L'astrologie tendait à inspirer une haute idée de la sagesse humaine. L'alchimie relevait le sentiment du pouvoir de l'homme, déprimé par les croyances théologiques. Comte va jusqu'à dire, en parlant de Roger Bacon, que la plupart des savants actuels, si dédaigneux du moyen âge, seraient incapables, non pas seulement d'écrire, mais même de lire « la grande composition de cet admirable moine », a cause de l'immense variété de vues qui s'y trouvent sur tous les ordres de phénomènes 2.

Comte s'étend encore avec complaisance sur les obligations réciproques de la tenure féodale, « admirable combinaison de l'instinct d'indépendance et du sentiment de dévouement », sur l'apparition de la chevalerie, sur le relèvement de la condition des femmes , sur l'affranchissement des communes, sur la formation du tiers état, etc.3. Préoccupé, comme l'école romantique, de combattre les détracteurs systématiques du moyen âge, il se jette dans l'excès opposé. Il ne voit plus les famines, les pestes, les bûchers, les guerres interminables. Il ne se contente pas de montrer que le moyen âge fut, malgré tout, une période de progrès. Il veut que ce soit une époque modèle, où nous trouvons indiqué, sous tous les aspects essentiels 4 , le programme que nous devons réaliser aujourd'hui.

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a. Cours, VI, ig'u

3 Cours, V,

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