‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 10 sur 127 · V. l'Avenir de la Science, p · texte numérisé non relu

V. l'Avenir de la Science, p

qui est proclamé d'avance la vérité : « C'est en appeler aux hommes quand on a à sa disposition le Saint-Esprit. Je ne connais qu'une seule contradiction plus flagrante que celle-ci : c'est un pape constitutionnel1. » C'est bien un infaillible qu'il faut à Renan ; il ne l'a pas trouvé dans la religion, il le cherche ailleurs. Une autorité l'a trompé; il en essaie une autre. C'est pour cela, c'est en vertu de ce besoin intime, qu'il attendra de la science autre ebose que ce que les savants lui demandent : « Pour moi, je ne connais qu'un seul résultat à la s i>'nce, c'est de résoudre l'énigme, c'est de dire définitivement à l'bomme le mot des eboses, c'est de lui donner le symbole que les religions lui donnaient tout fait et qu'il ne peut plus accepter*. » Renan est alors convaincu que la science finira par avoir raison du problème universel : « Oui, il viendra un jour où l'humanité ne croira plus, mais où elle saura; un jour où elle saura le monde métaph] sique et moral, comme elle sait iéjà le monde physique. »

L'Avenir de la Scir/icc, exposant tout ce qui a remplacé dans L'âme de Renan la foi perdue, con-

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