‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 11 sur 127 · Id.,p · texte numérisé non relu

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lient forcément des théories morales. En apparence, celles-ci n'ont rien de commun avec L'éducation de Saint-Sulpice : le bien y est identifié avec le beau et le vrai, L'ascétisme chrétien y est accusé d'avoir négligé comme des vanités la philosophie, la science et la poésie. «On s'imagine trop souvent, s'écrie le séminariste d'hier dans L'humble chambrette où il vit en tête à tête avec les plus graves problèmes, on s'imagine trop souvent que la moralité seule fait la perfection, que la poursuite du vrai et du beau ne constitue qu'une jouissance, que l'homme parfait, c'est l'honnête homme, le frère morave par exemple. Le modèle de L'humanité nous est donné par L'humanité elle-même; la vie la plus parfaite est celle qui représente le mieux l'humanité. Or L'humanité cultivée nVst pas seulement morale; elle est encore savante, curieuse, poétique, passionnée1. » Nous sommes loin, semble-t-il, de Saint-Sulpice. M. Pillou a remarqué — peut-être le premier — que cette Tue de Renan sur l'équivalence du vrai, 'lu beau h du bien lui tenait fort ;i cœur, qu'elle 'tait le fond permanent de sa pensée, qu'elle domine et ex-

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