‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 47 sur 127 · Feuillu attacher-, p · texte numérisé non relu

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table, il ne trouva rien de bien clair que le devoir. En face de cette révélation souveraine, le doule ne lui fut plus possible. Sur l'unique base de la conscience morale , l'inflexible critique reconstruisit tout ce qu'il avait renversé d'abord : Dieu, la religion, la liberté... lui apparurent en dehors du champ de la controverse, assis non sur des syllogismes, mais sur les besoins les plus invincibles de la nature humaine, et à l'abri de toute discussion. La belle et hardie volte-face du penseur allemand est l'histoire de tous ceux qui ont parcouru avec quelque énergie le cercle de la pensée1. » Dans son article sur Amiel , il n'a plus l'air de saisir la valeur de cette méthode; en tout cas, il ne la prend pas au sérieux : « On veut être la lance qui frappe et guérit; après avoir savamment coupé la racine des croyances morales et religieuses, on veut en apparaître comme le restaurateur. . . Et a ce sujet, je ne peux m'empècher de songer à notre penseur éminenl M. Lachelier , l'inventeur du mouvement tournant philosophique le plus surprenant des temps modernes depuis Kant. Après avoir appliqué à toutes les opérations de l'esprit

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