I. L'évolution créatrice, pages 69 à g
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M. Bergson, comme on Fa vu, prend comme point de départ une opposition absolue entre l'organique et l'inorganique. Si grands que soient les problèmes qui se posent ici, on peut se demander cependant si un philosophe a raison d'adopter cette opposition comme point de départ de toute sa conception de la vie. 11 y a un fait, c'est que, bien que la science soit obligée de maintenir constamment cette différence entre la vie et l'inorganique, elle n'entraîne aucune différence dans la méthode scientifique. On applique au vivant les mêmes méthodes qu'à l'inanimé, et ce n'est que pour autant qu'on Fa fait qu'on atteint quelque résultat. M. Jacques Loeb a exprimé une idée très généralement répandue lorsqu'il a dit que des difficultés d'ordre technique seules sont cause de ce qu'on n'a pas encore pu produire artificiellement de la matière vivante ^
Mais encore que l'on reconnaisse comme justifiée la vive opposition de l'organique et