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la raison consiste dans cette oljligation même. La raison nous apprend encore que, pour découvrir l'art de la vie, il faut savoir ce qu'est la vie; la raison nous impose donc le devoir d'en acquérir la connaissance. En un mot la raison nous dit que notre conception du devoir est solidaire de notre conception du monde ' . »
Ainsi le princrpe de la morale doit comprendre, avec ridée pure du devoir que donne la raison, un élément expérimental auquel s'applique l'idée du devoir. Le philosophe fait ici entendre en quelques mots, ce qu'il explique ailleurs, que ce devoir vide, volonté pure, antérieure à l'expérience, état initial et fond de l'esprit, révèle la création du monde, la divinité de notre nature et de noire origine. Il ne peut admettre que l'on s'arrête à l'impératif sans chercher à s'en rendre compte. « Je dois, c'est je veux par opposition à je désire; c'est le je veux de la liberté. Que si donc on est curieux d'informations sur notre nature et sur notre origine, on fera bien de sonder les terrains tertiaires et de mesurer les crânes de Néanderthal; mais il ne faudra pas négliger non plus d'interroger cet universel préjugé du devoir. » — Il s'agit de comprendre le sens divin de cette mystérieuse volonté qui est le devoir comme opposé au désir. — « Les penseurs qui, dans le dessein louable d'échapper à la contradiction, font sortir du néant sine causa le monde phénoménal, pourraient bien contester en paroles le devoir, qu'ils respectent dans la pratique; mais si, voulant le laisser à sa place, ils essaient de l'expliquer, ils trouveront