Rec/ietcfies de la nu-t/iode, p
devoir. Les dernières raisons de la logique ne se trouvent que dans la morale '. »
On voit si nous étions fondé à dire que toute la philosophie de Secrétan se rapporte à l'éthique. Elle ne forme, en réalité, qu'un seul et même édifice dont la base est le sentiment de l'obligation ; où l'on s'élève des principes moraux aux principes métaphysiques sous la direction de la conscience morale; où les principes métaphysiques participent à l'autorité des principes moraux et prennent eux-mêmes indirectement le caractère d'impératifs. En d'autres termes, la morale de Secrétan s'élargit ou tend à s'élargir au point de comprendre sa métaphysique entière sous forme d'articles de foi obligatoire.
Le philosophe va maintenant nous dire comment on passe de l'élément rationnel à l'élément empirique de la morale. Par cela même qu'elle prescrit de croire au devoir, la raison prescrit d'en rechercher la matière. Si je dois croire qu'une règle s'impose à mon activité, je dois m'elTorcer de savoir en quoi consiste cette règle. Et c'est encore la raison qui dirige ma recherche.
Le devoir prouve à la fois le moi et le non-moi. Je dois, donc j'existe; je dois agir, donc il existe un objet d'action. Pour savoir comment je dois agir, il faut que je connaisse sujet agissant et objet d'action, ma nature et celle du monde.
« Te dois agir et je ne sais pas ce que je dois faire;