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divine est immuable et éternelle, parce quelle est une cause pleine et entière, dont rien ne hmite les effets. Son acte « forme donc un tout, un univers, une éternité ' ». Pour un esprit parfait, en qui « la mémoire est sans oubli et la prévision sans erreur et sans borne », il ne saurait y avoir de succession : « tout est le présent pour lui, parce que tout lui est
présent ^ ». . . x i •
Le rapport de la liberté et de la nécessite est celui de l'absolu en puissance et de l'absolu en acte. La philosophie a besoin des deux principes : ils s appellent lun l'autre et se complètent. c( Le principe mobile, transcendant, supérieur au monde et par conséquent à la pensée, dont il forme la hmite, c est l'absolu en essence ou en puissance; mais le principe fixe, immanent, immuable, nécessaire, c'est le Dieu réel, tel qu'il est en fait pour nous, c'est notre Dieu, ou plus simplement c'est Dieu ; car Dieu n'est pas une substance, une chose infinie, Dieu est un fait. De la nue jaillit un éclair éternel. L'Absolu est la nue, Dieu est l'éclair, source de toute lumière \ »
Ainsi, l'absolu, qui était négatif, devient positif, se fait Dieu, en créant le monde. Secrétan avait déjà dit, dans La Philosophie de Leibniz, que « Dieu est un mot relatif », qu'être Dieu (( suppose un monde dont on est le Dieu », que, « si Dieu est Dieu, c est parce qu'il le veut ' ». Ces formules se retrouvent dans La Philosophie de la liberté : (( Dieu n'est pas