La Philosophie de Leibniz, VIP leçon, p. 128, note
l'absolu considéré en lui-même, Dieu est l'absolu dans son rapport avec le monde, tel qu'il veut être réellement vis-à-vis du monde... Dieu a voulu, le monde existe, nous existons. Qu'a voulu Dieu? Que veut il? Il veut être Dieu, tel est le mystère de la création!... Une seule réflexion, fondée sur l'expérience, nous donne à la fois l'idée du monde et l'idée de Dieu : les deux termes de la science positive jaillissent à la fois de l'insondable unité ^ »
Cette corrélation des deux idées de Dieu et du monde nous conduit à la théorie secrétaniste de la création. Mais il faut voir d'abord comment de « l'abîme insondable » de la hberté absolue l'auteur fait sortir les attributs divins, métaphysiques et moraux.
Nulle difficulté pour la toute-présence. La liberté absolue ne trouve pas le temps et l'espace devant elle ; elle n'est pas soumise à ces conditions de l'existence finie. « Le temps et l'espace n'existent pas indépendamment de Dieu ; ils sont parce que Dieu les veut, tels qu'il les veut, autant qu'il les veut ; il en dispose absolument, il les produit et les mesure, mais il n'est point limité par eux... If est présent partout, mais non partout au même titre, il est présent où il veut, et il se retire d'où il veut. Ce qu'il y a de plus grand, ce n'est pas l'illimité qui est nécessairement illimité, c'est celui qui, naturellement sans hmites, est capable toutefois de s'imposer des limites à soi-même ^ »
La même observation s'applique à la toute-puissance et à la toute-science, qui, comme la toute -pré-