‹ La philosophie de Charles Secrétan [microform]Chapitre 8 sur 70 · Ibid., XVI" leçon, p · texte numérisé non relu

Ibid., XVI" leçon, p

site universelle, sous la forme spinoziste ou sous la forme leibnizienne. La liberté et la nécessité ne peuvent se partager l'empire : il faut choisir entre l'une et l'autre. Secrétan choisit la liberté.

« D'avance j'ai confessé, dit-il, que la Liberté et la Nécessité sont le dilemme suprême. D'avance j'ai dit que si je me prononçais pour la liberté divine, c'est essentiellement afin de rendre raison de la liberté humaine, dont la réalité se fonde, à mes yeux, sur l'autorité du devoir. Il y a entre la preuve métaphysique et la preuve morale une solidarité que je crois inutile de dissimuler; car il faut bien qu'une fois, au sommet, toutes les méthodes se rencontrent. Pour croire que la liberté humaine suppose la liberté divine, il faut considérer la liberté comme la perfection de l'âme humaine, et c'est sans doute parce que la liberté de l'esprit fini me parait en être la perfection que j'ai cherché la perfection absolue dans la pure essence de la liberté *. »

Mais la pensée spéculative, en suivant sa voie propre, en ne faisant appel qu'à ses propres forces, apporte aux anticipations de la conscience morale une confirmation sérieuse. La liberté absolue est incompréhensible : eh! qu'y a-t-il là d'étonnant? Le caractère de l'absolu n'est-il pas précisément d'être incompréhensible, c'est-à-dire de ne pouvoir être défini par une notion tirée de l'expérience? La définition que l'on en donne ne doit convenir qu'à lui. On ne peut donc s'arrêter à celles qui lui seraient appliquées par extension ou par analogie, et que fournirait la connaissance de ce qui est relatif et fini. Il faut

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