Y. plus haut, p
3. Adnoto déesse eam in brutorum phantasia notionem, quod unaquseque aggeries certam habeat notam, qua discerni a cseteris valeat; quod talis nota in singulis ipsa contentis reperiatur (utcumque in singulis spéciales sint notse, quibus différant inter se), quod in ipsa proprie consistât ratio universalitatis. (T. II, p. 451.)
d*ordinaire, des difTérences individaelles ^ » Il n'en faut pas conclure que ânous « pensons ou disons universellement homme, nous n'avons pas, comme devant les yeux, une certaine image d'homme, particulière et singulière ; mais il sufQt que Tentenderoent veuille que ces marques soient mises à part ou qu'il sousentende qu'elles doivent l'être ' ».
A toutes ces appréhensions qui ne sauraient aToir leur source dans la phantaisie, il faut ajouter, nous dit Gassendi, « celles du bien et du mal moral, de la sagesse et de la folie et spéciatotnent celles des relations, comme de la paternité, de la filiation, de la maîtrise, de la servitude, etc. ^ ».
En résumé, il y a en nous des connaissances, telles que celles de Dieu, d'être et de rapport, dont on ne saurait rendre compte par nos facultés sensîtives qui ont leur domaine limité aux espèces corporelles : « Tobjet de l'entendement est, au contraire, illimité; il connaît tout ce qui est; ou, comme on dit, tout être en tant que être. Cet entendement s'applique à tout et il n'y a rien qu'il ne soit capable de connaître, quoique par suite de divers obstacles, il y ait bien des choses qu'il ne connaisse pas *. »
2° Non moins que la connaissance des choses incorporelles, la connaissance que nous avons de nous-mêmes prouve l'insuffisance de la phantaisie à expliquer tout le travail mental qui s'accomplit en nous. En effet, l'homme peut réfléchir à sa propre action, entendre qu'il entend, penser qu'il pense; or, comme nous l'avons remarqué déjà ^, la phantaisie n'est pas capable d'imaginer qu'elle imagine « parce qu'étant corporelle elle ne peut agir sur elle-même et que, n'y ayant point d'image de l'ima-
1. Intellectus qui percipit sua vi non ipsa modo universalia, sed etiam naturam conditionemve universalitatis, deprehendit rem uDiversalem,universeve spectatam, tanto esse absolu tiorem, quanto intelligilur esse a specialibus singularium notis secretior. (Gass., II, p. 458.)