‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 43 sur 140 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Il était dans La destinée de Goethe, et je dirai même dans la condition humaine, de voir contester |)ar les savants ou systématiquement supprimer par leur indifférence affectée le premier résultat de ses expériences et de ses institutions en histoire naturelle. Il ne fut pas plus heureux pour ses travaux d'anatomie qu'il ne l'avait été d'abord pour la mé- Imuorphose des plantes. A Weimar, il était devenu pnssionné pour la botanique. A h^na, il était devenu îiii.Homiste. Il avait suivi les cours, disséqué sous la direction du professeur Loder* dès l'année 1750, il était sur la voie d'une idée féconde, qui n'est rîèn moins que l'idée mère de l'anatomie philosophique. H nous dit que dès cette époque il travaillait à l'établissement d'un type organique : il lui fallait par ('(uisécpient admettre que toutes les parties de l'animal, prises ensemble ou isolément, doivent se trouver dans tous les animaux. Or Camper et Blumenbach niaient l'existence chez l'homme de l'os intermaxillaire, et fondaient sur ce caractère une différence essentielle entre l'hounne et le singe. Goethe essaya <le prouver que c'était une erreur, et par une série «IVxpériences et de dessins comparatifs il réussit à (l(Mmer à son opinion la force d'une démonstration. Il publia ses recherches en 1786 dans un mémoire intitulé: De V existence cVun os inter maxillaire '"supérieur chez Vhomnie comme chez les animaux. Le fut une des grandes émotions de sa vie. Je doute qu'aucune création de son art lui ait donné une joie aussi vive que la découverte de cet os équivoque,

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