‹ La philosophie de H. TaineChapitre 41 sur 51 · LE POINT DE VUE · texte numérisé non relu

LE POINT DE VUE

Mendiants et bannis de leur terre natale, Il est, dans la forêt, de délicats enfants ; Pour hôtes et seigneurs ils ont des éléphants Au cœur affectueux, à la trompe brutale.

Le colosse rugueux dans sa bauge s'étale.

S'ébroue et beugle, éclate en hoquets triomphants, Couvre ses protégés de baisers étouffants.

Et ses pieds ! Garez-vous : leur rencontre est fatale.

Tel l'homme pour le chat ; notre hospitalité Lui pèse ; avec effort il s'est acclimaté.

Aujourd'hui l'amitié brille dans ses yeux glauques ;

11 se livre au toucher de nos grossières mains ;

11 tolère la voix des éléphants humains. [rauques l

Mais que leurs pieds sont lourds et que leurs voix sont

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