‹ La philosophie de JacobiChapitre 20 sur 141 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

On peul, pour exposer la doctrine de Jacobî', se servir ] presque iudiiTùreminiînt des ouvrages de sa jeunesse oii t ceux de son âge mùr. Sur un point seulement, et sans doute | sous l'influeuce de Kant, elle a subi une niodUicalion impor-'l tante. Le mot « raison n (Vernunfi), dans les œuvres de'ï Jacobt, est pris successivement eu deux sens fort diiTérents^S et môme opposés. Il convient donc d'en faire dûs à préseut J la distinclion.

Dans les ouvrages de la première piiriode [Alhcill, Wolde- i mar, Lpttrexsttr la Doctrine de Spinoza, Hume ou Dialogue^ sur l'Idéalisme), JacoLi était tombé, nous dit-il, dans une J erreur qu'il partageait avec les philosophes de son temps ', Il appelait n raison » ce qui n'est pas la raison. Sous ce ■ uom, il désignait la facnllé de l'esprit qui ramène à l'uuité la multiplicité des données sensibles. Il ne lui attribuait d'autre rûle que de former les concepts, les jugements et les raisonnements. Incapable de rien « révéler » par elle-même, cette raison compare, abstrait, généralise et conclut. Elle

1. Un rÉsamË substantiel, liica rga'asaez court, en t. ùlè doan( par Kabus, TJebar die Lehrs voit F. H. facoM. Pbilologlsclie utid lilalorischo AbluudluQ^en dor Berlmer Akadcinfc, 4876, i, i.

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