‹ La philosophie de JacobiChapitre 40 sur 141 · I. 8W, H, 322. Cf. «EiKR. ni. Lrltrc du 2 mars · texte numérisé non relu

I. 8W, H, 322. Cf. «EiKR. ni. Lrltrc du 2 mars

î. SW, VI, ni 1 » .... dor Frciheit, die oin ronlinuirlichM Wunder iil. ■

I. SW, II, 16; VI. 231 ; Hotb, H, 403. LeUre ft Jcnn-Paul du 11 mai JSH ; SW, VI, 231.

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m^cessairc. Il enferme le pliilosopbe dans ce dilemme : ou accepter un mi^canisme insupportable à la conscience, ou admetlre, avec le mécanisme et au-dessus de lui, le « miracle perpétuel », c'est-à-dire la liberté. Mais comment ce mirarle est-il possible ? — Je n'en sais rien, répond Jacobi : je n'en saurai jamais rien. Mais peu m'importe. Je sens que je suis libre, et la certitude de ce senliment est supérieure à l'éridcnce d'une démonstralion. Celle coexistence en moi de la liberté avec le mécanisme est uu miracle. Cela scandalise le^J philosophes dogmatiques, qui se croient tenus de nier 1 miracle. Autant nier l'homme, le monde et Dieu : car 1^ miracle est partout.

La diguité de l'bomme ne consiste pas à saroir tirer defl wnséquences : de cela les animaux mêmes sont rapablesJ !llc ne consiste pas non plus à construire un corps d« tciences rigoureuses, dont les applications sont certes foflf iitiles, mais dont le rapport au réel demeure obscur etloior tain. La dignité do l'homme consiste à voir son néant i çrîx Je l'absolu : — c'est la raison ; et à se sentir capable d ' maîtriser ses passions : — c'est la liberté. Plus cetl« libert pst incompréhensible, plus elle est un n miracle perp&i tuel », et mieux elle nous révèle notre essence, mieux e nous assure que nous n'appartenons pas tout entiers à 1 nature. Quoi de plus absurde, dès lors, que les efforts deâ philosophes pour insérer la liberté dans le cadre de leui systèmes? Mieux vaut la nier franchement, comme Spinoza^ que d'en faire, comme Leibniz, une « nécessité morale » Mais mieux vaut encore, dit Jacobi, avouer qu'elle est toatl ensemble inintelligible et réelle.

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