I. SW, IV
i. SW, r, !40; VI, aag.
U SCIENCE ET L.V MÉTAPHYSIOUE 90
et psychiquti. C'est pourquoi elle n'est pas connue, au sens propre du mot, ne peut pas l'élre, et ne le sera jamais. Noire iguoranre est de deux sortes. L'une est provisoire, et son domaine se rétrécît chaque jour, à mesure que s'agrandit relui do la science. L'autre est irrémi^diable, et il ne tient pas à nous d'en sortir, puisqu'elle provient de notre constitution rt'tlres à la fois raisonnables et finis. Eh Menl la liberté appartient il l'ordre des n^aliti^s qui passent notre faculté de comprendre'. Elle esl, vt doit iMro un « miracle perpétuel* 8.
La doctrine de Jacohi cûloio ici celle de Kant ; mais qu'elles sont différentes d'esprit et de portée! Sans doute, lorsque Jacobi oppose la liberté à la nature, on pense aussitôt à la distinclion établie par Kant entre le déterminisme des phénomènes et la liberté nouménale. Mais Kant n'admet pas d'intuition qui corresponde à l'idée de la liberté : celleci ne prend un sens pour lui que par le devoir. Jacobi au contraire n'est sûr de rien autant que de sa liberté. Sa certitude est immédiate et parfaite : elle se fonde sur un sentiment irrésistible qu'il appelle raison. Loin que la liberlâJ demeure pour lui, comme pour Kant, un concept négatifjj elle est la lumière centrale qui éclaire Je reste. U tienfl tellement à l'aflirmation spontanée de la liberté qu'il emm fait le trait essentiel de sa docti-ine. « Admettre une intelli-s/^ gence et «ne liberté véritables, non seulement dans l'ètiv:! suprême, mais aussi dans tout être raisonnable, et afïirraeiW que ces deus facultés se supposent réciproquement : voil&J re qui distingue ma philosophie de toutes celles qui se sonq produites depuis Arislole ". » En effet, en quoi consiste, tM ses propres yeu^, l'originalité de Jacobi? A rabattre l'or-i gueil de l'entendement et de ia philosopliie dogmatique qui se fonde sur lui : à faire voir que, si tout s'explique, tout esl