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semble ignorer que Doscarles, pour ne citer que lui attribuait a la volonté libre la décision qui prononce ou qui suspend le jugement. EtpourlanlJacobiest, lui aussi, partisan (le la liberté. Mais il ne lui reconnaît de rôle que dans laclioii morale, et point dans rétablissement de la certit.ide. La raison en est double. En premier lieu Jacobi, tout en crovant à a hberlé, admet le mécanisme psychologique rigoureux que lui avait enseigné Bonnet. Puis sa définition m.^me de la croyance exclut linlervenlion de la volonté réfléchie La croyance, en effet, est un sentiment « objectif.,, et par luimôme, irrésistible. Or si la certitude comportait un élément volontaire, elle comporterait aussi un élément de doute possible. Cest ce que Jacobi ne saurait admettre. Il ne dépend pas de nous de su.spendre notre jugement, car il ne dépend pas de nous d'accepter ou de rejeter lobjectivité du « sentiment de la raison ,.. Celte objectivité s'impose. Aussi Jacobi dit-il expressément : « Toute croyance est un abandon involontaire de l'esprit à une représentation de la réalité' .
Professer ainsi une sorte de dédain pour les conditions logiques du savoir, et ne reconnaître de certitude entière et parfaite que celle du sentiment, nétait-ce pas braver les « philosophes .. ? Le défi fut relevé avec vivacité et les objections surgirent de toutes parts. Jacobi crut habile pour sa défense, de se couvrir de l'autorité de Hume. On sait par le mot célèbre de Kant au commencement des Prolëqomène^ ce que la lecture de Hume avait été pour lui. On sait moin.s peut-être que les autres philosophes allemands du temps le lisaient aussi, et que plus d'un porte la trace de cette influence. Hamanii, par exemple, qui parle toujours cavalièrement des philosophes de profession, n'épargne guère que Hume. .. Crispus', écrit-il, sait Hume par cœur: hier soir encore il me remerciait de lui avoir indiqué le premier ouvrage de ce philosophe (le Tmitc de la Nalme Humaine],