LA SECONDE FORME DE LA ONOSÉOLOGIB VICDIENNB
mandent aux événements dans toutes les nations, en ce qui touche leur origine, leurs progrès, leur rang, leur décadence et leur fin. Vico, en réalité, n'unifia jamais, — et il ne le pouvait pas, — ces deux significations différentes, et il en conserva la duplicité, laquelle, par là-même qu'elle n'était pas clairement distincte, prenait l'apparence de l'identité. C'est ainsi que se justifient partiellement les deux courants qui se sont manifestés parmi les interprèles de Vico, les nus voulant qu'il ait professé et employé la méthode spéculative, les autres que sa méthode ait été, dans l'idée et dans sa réalisation, empirique, induclive et psychologique, les uns qu'il ait tendu à un système de philosophie de l'humanité, les autres qu'il ait aspiré à une sociologie ou à une démopsychologie. Tous sont unilatéranx. mais les seconds plus que les premiers, car, s'il y a réellement dans Vico du Bacon et du Platon, de l'empiriste et du philosophe, lorsqu'on considère l'ensemble de sa personnalité mentale, lorsqu'on pénètre à l'intérieur de son esprit, qu'on participe à ses dissentiments et à son magnanime effort, on doit reconnaître que Vico, quoi qu'il ail voulu et cru, était de l'étoffe d'un Platon, et non «l'un Bacon ; que le Bacon même dont il parle a été à moitié inventé par lui, que c'est un Bacon un peu platonisé et que la Science nouvelle lui paraissait, au fond, si nouvelle non parce qu'elle était une construction empirique à la Bacon dans ce cas, rien de plus ancien : il suffit de se rappeler )litique d'Anatole et les Discours de Machiavel), mais parce qu'elle était pleine d'une philosophie nouvelle, laquelle, en fait, surgit de toutes parts, à travers tout son empirisme.