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causes de nos maux individuels et sociaux. On ne peut combatire efficacement que ce que l’on connaît bien. Nous avons donc besoin de connaître la vérité
tout entière, sans aucune exagération, ni dans le sens
positif, ni dans le sens négatif. En modifiant le-mot connu de Bacon, on peut dire : Sciendo historia vincitur. À la condition pourtant que cette science stimule notre énergie, au lieu de la paralyser par des considérations soporifiques d’un fatalisme objectif,
En appliquant aux phénomènes historiques le critérium moral et individuel nous pouvons arriver à des résultats différents. Le mouvement historique, dans sa totalité, peut nous apparaître comme contraire, par les éléments qui le forment, à notre idéal de justice sociale et de bonheur individuel. Dans ce Cas, notre conception historique serait nécessairement pessimiste. Elle -aboutirait à établir la contradiction fatale qui existe, selon elle, entre la réalité et l'idéal, entre le mal existant et notre soif du bonheur qui ne veui pas se rendre à l'évidence. L'histoire deviendrait une tragédie permanente dont le héros — l'humanité souffrante — serait l'éternel Prométhée dévoré par le fatum historique. L'individu aurait à renoncer à toute activité et prendrait la résolution
héroïque d'un suicide social ou se déciderait à com-
battre pour réduire le nombre des souffrances humaines à leur minimum fatal, sans espoir cependant de les abolir totalement.
Une philosophie de l’histoire oplimiste s’appliquera au contraire à prouver que la tendance fondamentale des forces historiques réunies, aboutit ou peut aboutir au progrès social et au bien-être individuel. Elle :