XII PRÉFACE
mer ses troupes et il les mène de victoire en victoire. IF a réuni des socialistes épars — rari nantes in gurgite vasto — et en a fait une phalange invincible sachant où elle va el ce qu’elle veut.
Il a donné au socialisme un caractère international. En l’universalisant, il a créé une nouvelle force nistorique universelle, un nouveau principe de l'unité humaine. :
Il est évident que vouloir aujourd'hui faire un retour aux idées et aux procédés de la période antérieure à Marx, cest faire reculer le mouvement socialiste, cest agir contre le principe même de l’évolution des idées ; c'est, en un mot, faire un acte de réaction et de démence. Toutes les « exagérations marxistes » — en admettant même leur existence — sont d’une minime importance en comparaison du mal qu'occasionnerait une telle réaction, qui équivaudrait, au point de vue socialiste, à la rechute dans l'ignorance et l'impuissance primitives.
La tactique de confusion et de collaboration des classes — que l’Ecole bernsteinienne et ses partisans français cherchent à introduire par tous les moyens
dans le socialisme — marquerait, en cas de succès
peu probable pourtant, ce recul et ce retour à l'utopie. Le socialisme y risquerait tout ; jusqu'ici cette Lactique ne lui a été d'aucun profit.
Il est donc naturel que le marxisme soit devenu une garantie socialiste, une arme efficace contre la « déviation » du mouvement prolétarien, une sauvegarde pour l'intégralité de notre doctrine, de notre idéal. Ainsi s'explique le fait signalé au début de cette préface. Les marxistes sont restés fidèles à l'idéal
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