‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 117 sur 167 · ALT · texte numérisé non relu

ALT

MA ne due nu hé “OU.

ee FE:

TANT CTE VET PNEHELRRT RQ A

k CA | ' ë

SL

‘+ a a no fu Lo dd : RIT St

ni la métaphysique, devenus survivances à l'heure actuelle, n'ont su ni comprendre ni expliquer. La méthode scientifique seule résoudrait le problème — si elle le pouvait.

Or, ce même déterminisme fatal et inévitable, qui a produit le milieu cosmique, le milieu organique et a fait de l’homme doué d'un cerveau « le roi de la création », provoque dans l'homme même la nécessité pour lui de se poser certaines fins et de considérer certains éléments de son milieu comme autant de

. moyens nécessaires à la réalisation de ces mêmes fins.

La conscience humaine, une fois créée par le processus aveugle du ienhiitie universel, a des pro- PRIGIES spéciales, sa nature à elle.

1 résulte de cette nature que l’ homme se considère

nécessairement comme un-être agissant en vue de

certains buts à atteindre, à l’aide de tout un système

de moyens appropriés. L'homme-produit devient

créateur à son tour. L’homme-effet devient cause. Il se croit libre tout en sachant qu'effectivement ses actions sont déterminées par une chaine de causes qu'il est impuissant à briser. Il se considère comme moralement responsable. Il se proclame une personnalité morale, et non pas seulement un phénomème

naturel qui n’a de comptes à rendre à personne. Cette

liberté, dira-t-on, n’est qu ‘apparente, éphémère. Mais est-ce que l'apparence n'existe pas? Est-ce que le mouvement apparent et visible du soleil n'est pas un fait au même titre que son immobilité réelle ? Le

témoignage des sens a sa valeur comme celui de la

science. L'homme agit comme si le déterminisme mécanique n'existait pas. II agit non en automate,

” airs 4

bus 2 pie" s sé, w>

éresingeree aidés RSR A BR 6 1 AN ns

2" il + L:

Er >. 0 M 7 dons

dioél om sv dents: hp polos asl is tanisité rl

je

* FAP

- = na . : ” - * D Doc SAM INTEL RISES BrEi nn 3 à EU but PA" où re FAN A ASS A net ee, PRE er ET CE LUS * +" NEA x ù à sa d

ati ARS clese

DENTS, HS ER sf da :

a né adm 0 ee oteres VOST 0 Sp Arènes ein MES: à abtté 2 462 Shot te re ab

à VOL Re Ni DE ss. : j ) i , 1 # « ET . | : AM MP. A

4 AU ACTE » v* ï DUR

mais en appareil volontaire, en appareil qui pense, deux termes qui se retrouvent souvent dans les dernières œuvres de notre philosophe. L'homme est libre en tant qu'il agit et cherche à réaliser son idéal à lui. La liberté devient ainsi chez Lavroff un des effets de la nécessité. Elle n’est pas pourtant objective. Elle est purement subjective et n’a de valeur que comme fait de conscience. Nous ne sommes libres qu'en tant que nous nous croyons libres.

Lavroff aboutit ainsi à une méthode subiective.

L'histoire présente un monde à part qui se distingue

du monde objectif, le règne du déterminisme aveugle. L'application de la méthode subjective en histoire et en sociologie est motivée par trois catégories de considérations. D'abord il est impossible pour Phistorien ni de retenir, ni de s'occuper de tous les faits. [ est absolument nécessaire qu'il en fasse un choix, une sélection selon leur importance relative.

Or, quel est le critérium grâce auauel l'historien

déterminera l'importance d'un fait? fe nombre des individus qui s y intéressent ? Dans ce cas il faudrait proclamer le fait d’une maladie épidémique plus important que la propagande réformiste de Huss. L'opinion des contemporains ? On mettra alors l’éclectisme d'un Cousin au-dessus de la philosophie d'un Auguste Comte. Les guerres de l'empire romain avec

ses voisins apparaissaient aux contemporains plus

importantes que le développement de l’église chrétienne des deux premiers siècle de notre ère. Tout

critérium objectif devient donc impossible; il ne reste

que le critère personnel de l'historien, conditionné par le degré de son développement intellectuel et

fe RAR | Got pponhbtétené SIT CRE DO NP à

Æ # de à x an À) ré + : EE EE ESS PRE À asqe rer Li ee gi Mb id ere te

Le

? 5 EN SNL RT eg md ro) NE RE ns

moral. Nous sommes donc ici dans le domaine de la méthode subjective. Le narrateur naïf des Chroniques marque les faits qui lui paraissent les plus importants et rejette les autres. Un historien poète qui cherche à donner un tableau vivant du passé, à ressusciter les choses mortes, s’attachera de préférence aux faits de nature à frapper tout particulièrement l'imagination Ou susceptibles de rendre plus exactement la physionomie de l’époque. L’historien philosophe ne réunira que les faits qui justifient son point de vue théorique, qui prouvent son système.

Il y à une autre justification de la méthode subjective. En étudiant l’histoire, nous considérons certains phénomènes comme normaux et naturels, d’autres comme anormaux ou pathologiques. Nous sommes encore ici en plein subjectivisme. Les uns considèrent comme normal tout phénomène historique qui tendà l'accroissement de la solidarité humaine, sans se pré- OCCuper si le statu quo social, l'ordre établi en souffre Où non. Les cas contraires seront considérés par cette Catégorie de penseurs comme cas pathologiques et anormaux. Ce sont les révolutionnaires. Le conservateur au contraire est incliné à juger chaque mouvement révolutionnaire comme un cas pathologique anormal. | | se

Il n'existe pas de critérium objectif acceptable pour tout le monde pour déterminer ce qui est normal ou anormal dan$ le processus historique et social. L'ère Capitaliste a été considérée par les utopistes comme un état pathologique dont les sociétés modernes sont les victimes; tandis que pour un partisan du socialisme scientifique, l'époque capitaliste est une phase

mn sens , nibdditete :

NEUÉEA + % ENST DAT Lt - ME 7 déà font * #° MST k JUL Fa TN EE RARE GR EETL", 4 LT PO REEES ER Se : ; S? ” a > à : . w ( ÿ LL Se ;

ere pire

) ru “ouh 20

: ; 1 È M Hit mn: | là :

“ LA LRPO ET Chr > TS 0 Le de tr ions 5: 0, ASSET Eu phone an. à sd Ce" 4 3 | » it À RU k :

+ FOR D ARMEAONT C TN M PUIT notés. ED , n A AN ACT “= ae» Eloi rt M8 «2, VE ser 4aksae ral, AO dpt Brent F SR." ; | | ss vémhoie : Qegupl db 4 ; bo ( E.4 ç us

LÀ us 3 # RAR sl 4 gl tai het Dan 47 Q Tr € d ç (7 EPA ee ON vga Dretrt rer, co rire Ste RS QE © ! ML S 0 I D dons 68 rs Bomb Lt aimes ser osé pesé: à de 2 cu nan déésssiéntà trié Je é

de het tn Pam réal ge dm ne rh 2 à é PORN ET Sud

bic Tee " uns sens Ms Vas Lt mèche. Tic: à Ré ob As : À nt s à d pee « ER CUEER. --N PRE DEL PAGE Le dans de l'E )e EM 4 sb aits ” pen:

ee. Sé ria

NDLR TES AS né he M EN dd RL e 4 :

Dh nent pe 1'ie D RTS

nécessaire de l'évolution. L’irréligion et la lutte entre

le dogmatisme et la science présentent d'autres.

exemples de la différence qui existe entre les hom-

mes, quand il s’agit de déterminer la valeur dun

phénomène historique donné, son caractère normal ou pathologique.

Enfin la méthode subjective est de mise toutes les fois que nous croyons que les événements auraient pu prendre une direction autre. On se demande Si l'évolution politique de la Grèce antique pouvait ne pas amener ce pays à la domination de la Macédoine ou à celle de l’empire romain? L’évolution philosophique de la même Grèce devait-elle absolument mettre en tête du mouvement philosophique Aristote et Platon, en reléguant au second plan la tradition philosophique de Démocrite el d'Épicure ou y avait-il d'autres possibilités ? |

Toutes ces considérations ne sont applicables qu'aux

faits historiques et sociaux. Et voilà pourquoi la

méthode subjective est nécessaire en histoire et en sociologie qui se distinguent par leur nature même des sciences naturelles. Ni les sciences mathématiques, ni les sciences physiques, chimiques el biolo-

giques ne suffisent à expliquer pleinement les phéno- -

mènes historiques et sociologiques. Ce qui caractérise les phénomènes historiques c’est que, contrairement aux phénomènes naturels, ils ne se répètent pas. Chaque phénomène historique est unique en son genre. Les lois historiques sont des lois d'évolution,

c'est-à-dire des lois qui déterminent le lien existant,

entre deux ou plusieurs phases historiques consécutives dissemblables entre elles. Thomas Buckle qui

Û br Fr } 4 T4 | ; % f L a F BL Ar ed He PE JON ARE re Per er \ \

SPA TE TA bis

rats :

* Per | . : À < PP: :

ee PR Gi En û ts : #6 5e t , 57 < £ LE Le / 6

croyait avoir découvert des lois historiques s'est mé-. pris sur le sens de ses découvertes. Quand il constatait des répétitions, il ne faisait que formuler des lois d'ordre psychologique ou anthropologique, nullement historique. Car l'histoire ne se répèle pas. En constatant l'influence de la nature extérieure sur l'imagination humaine, 11 a formulé une loi concernant la nature psychique de l'homme et ses modifications. Les analogies biologiques de la théorie organique, comme celles de Lilienfeld, Shaeffle, Spencer et Worms n’ont, au point de vue où se place Lavroff, aucune valeur scientifique. Les organicistes ignorent le caractère spécifique, le propré des phénomènes historiques et sociaux. Ils peuvent.se croire naturalistes. Ils ne sont pas des sociologues. ne | Lavroff, par sa méthode subjective, se rapproche d'Auguste Comte. Comme ce dernier, il n'identifie pas la série des phénomènes sociaux avec celle de la nature inorganique ou organique. Mais Lavroff est plus

conséquent qu'Auguste Comte. Le fondateur du posi-. |

tivisme tendait toujours à assimiler la loi sociale à la loi naturetle. Il s'agissait pour lui de démontrer qu’ «-1l y a des lois aussi déterminées pour le développement de l'espèce humaine que pour Îa chute d’une pierre ». Auguste Comte avait une tâche à remplir : combattre l'esprit théologique et métaphysique qui, à Son époque, régnait en souverain dans l'histoire et la politique et à en chasser l'arbitraire, « Sa Majesté le Hasard » (Frédéric le Grand). Cette œuvre accomplie, il fallait déterminer le caractère spécifique, sui generis, de la loi sociale. Pierre Lavroff s'est appliqué à résoudre ce problème.

\ = DR LRSR EST RRTE CPAS LENS … sets = : — DR sf ils den Lord ee +: MAS, Dassin né

foot" à

D re HUIT Mt AS

en,

ee al ee

pe.

LR À tabl npe RSR Nes. à

lat + «RL Ve Ne È

DAS LAN 410 ed | EU. -Jfiftt 4h:

de.

Gt 2h A semé + 22 68e à

CRE HUE na ns Sn FE DR ER RÉ RRE à os à SE

pa. 20 ST %

Pen

ADES TEEN

res PEUT "a.

DO NES INRP

MERE N ANR

ed

te ane PE CRIE eu + ns LE ii cffrhia

ni

PA HS Te @ 7 pri VA LR er st sw F7 Le D ; gore bon À hs PE En. rage: Lust 1 LT A 4

PEUT « | datvis ri La 7

RFO CESR

At IR unes Re = Oh das ve et ti 0

ET es

EL ZT :

Te SR]

Page 1