‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 118 sur 167 · CE ES · texte numérisé non relu

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Contrairement à Auguste Comte, Pierre Lavroff fait

une distinction, très justifiée, me semble-t-il, entre l'histoire ou la philosophie de l’histoire et la sociologie. Cette distinction est très importante. Presque tous les écrivains et les sociologues identifient la philosophie de l’histoire avec la sociologie, suivant en cela les traces d'Auguste Comte, le fondateur de la statique et de la dynamique sociales, terme qu'il emploie pour philosophie de l'histoire. Encore tout dernièrement, Paul Barth, un savant allemand, publiait un ouvrage assez considérable sous le titre caractéristique : La philosophie de l'histoire comme sociologie (4897). Lavroïff évite cette confusion. I définit la sociologie une science qui à pour objet la solidarité, les conditions de son développement et de sa décroissance. Tandis que l'histoire étudie l’évolution humaine dans sa totalité, la sociologie étudie la forme sociale, l'organisation de la société. L'histoire s’occupe de l’individu dans la société, de l’évolution intégrale de l’individu et de la société.

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Pour bien comprendre la doctrine de Lavroff, il est nécessaire d'indiquer quel sens il donne au terme « histoire ».

Lavroff établitune distinction importante entre la ve historique ou l'histoire, et ce qu'il appelle la culture coulumière où simplement la culture. La vie historique ne commence qu'avec le développement de la conscience individuelle, lorsque une minorité d'’intellectuels soumet à une: critique réfléchie les éléments

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