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dentes tyraanies ont plongé le peuple. Un jour, si la plus chère espérance de nolrecœur n'est pas trompée, un jour viendra où il ne sera pius besoin d'un gouvernement fort et actif, parce quil n y aura plus dans la société de classe inférieure et mineure. Jusque-ià, l'établissement d'une autorité tutélaire est indispensocialisme ne saurail être fécondé que par lé fique. »
La périod 1840-1860 est caractérisée par une alliance intime entre les esprits les plus libéraux de
l'Europe avec les théoriciens les plus remarquablés du
cocialisme moderne. Et cela malgré le caractère sectaire dont ne voulaient pas se départir les écoles saintsimonienne et fouriériste. Nous assistons, à cette période, au premier réveil de ja conscience sociale européenne. Les hommes les plus éminents del Europe prévoient et prédisent une profonde transformation sociale. Ludwig Boerne, le grand démocrate allemand, un peu oublié en Francé, écrit des pages spirituelles et éloquentes sur le mouvement social naissant. Henri Heine, à la fois son ami et son antagoniste, avec son génie divinatoire, faisant les portraits de Ferdinand Lassalle et de Karl Marx, prédit le rôle historique du prolétariat. Mazzini écrit * « Le monde individuel a fait son temps ; le monde social commence. De
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nouvelles, aux nouvelles passions, un appel aux nouveaux éléments que le siècle a mis en fermentation. » Johann Scher, qui n a pas eu encore l'occasion de 5e compromettre dans son pamphlet contre la Commune, s'exprime dans les mêmes termes. |
Les combattants pour l'indépendance de la Pologne,
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de la Hongrie, tous les apôtres de la liberté politique et nationale ge lient d'amitié avec les socialistes devenus depuis célèbres. On pouvait à cette époque, selon le témoignage de Benoît Malon, rencontrer le même jour à Paris, des hommes dont l’énumération ceule caractérise cette période féconde, peut-être plus grandiose par ‘ses effets sociaux et intellectuels que celle de 1793 : Manin, Mazzini, Henri Heine, Caesar de Paepe, Karl Marx, Lassalle, Charies Grün, Rittinghausen, Alexandre von Humboldt, J. Ogareff et son ami Alexandre Herzen, J. Stuart-Mill, Colins, de Potter, A. Mickiewicz, Cabet, Vidal, Proudhon. Pecqueur, Victor Considérant, Eugène Sue, Pierre Leroux, Georges Sand, Béranger, Victor Hugo, Lamartine, Louis Blanc, Caussidière, E. de Girardin, Quinet, Michelet, Auguste Barbier, Beaudelaire, Villegardelle, Auguste Comte, Littré, Enfantin, Raspail, Barbès - Blanqui, de Kersausie, Arago, Balzac, Ribeyrolles et autres que nous ometitons. |
De tous ces hommes qui ont conquis par leurs ‘œuvres ou leurs actes une place d'honneur dans l'histoire du progrès humain, d'un esprit profondément libéral, la plupart sympathisaieni avec ‘les idées socialistes. Plusieurs leur ont donné toute leur vie, toute leur activité intellectuelle. Et plus tard Bakounine l’apôtre anarchiste qui, à cette époque, sollicitait l'honneur d’être membre d’une ligue républicaine pour la paix universelle, racontera à un ami ses souvenirs de ce mémorable temps en ces termes suivants : « Nous étions arrivés à croire fermement que nous assistions aux derniers jours de Ja vieille civilisation et que le règne de l'égalité allait commencer. Bien
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