‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 148 sur 167 · CT · texte numérisé non relu

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à Nous disons: problème difficile, parce qu'il a été avéré : jusqu’à maintenant que Marx procède de Hegel et de re sa dialectique et non de Kant. Pour en avoir la con- ; viction, on n’a qu'à consulter les deux principales . œuvres d'Engels qui ont trait à la question, l'Anti- | Dühring et le Ludwig Feuerbach. Dans ces ouvrages à d'une précision remarquable, Engels dit son opinion a enthousiaste sur Hegel, tout en critiquant ce qu’il : appelle son caractére « absolu » et sa forme « mys-

- tique ». Il constate également l'énorme influence que l’auteur de la Zogique a eu sur lui et sur Marx. Hegel is a le premier détruit la facon métaphysique d’envisa- . . ” ger les phénomènes comme invariables. C'est Hegel

— toujours selon Engels — qui a fait triompher l’idée e . d'évolution universelle pressentie déjà par Héraclite . dans son principe mœéyra pet (tout coule). Grâce à . . Hegel, nous savons maintenant qu'il n'y a que des ut processus. Il n'y a que des changements. Tout change. Tout meurt. Il n'y a que la mort qui est immortelle. Mors immortalis. Héraclite, avec son principe « tout à coule», affirmantque l'on n'entre pas deux fois dans le ee même fleuve (di elç roy duroy norauoy ox eisiro), È n'était qu'un naïf, parce qu'il supposait toujours un rythme dans le changement. Tandis que le change- . ment est absolu. | Les catégories logiques ne font pas exception. Le pauvre homme évangélique avec son honnêteté primitive qui le condamne à distinguer l’affirmatif et le négatif (oui — oui; non — non) est dépassé. Il y a bien des cas où l’on ne peut pas dire ni oui, ni non. Les discussions juridiques sur le point de savoir où finit la vie et où commence la, mort, soulevées dans

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