‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 151 sur 167 · HOME SAVE ARE NU A 8 À P · texte numérisé non relu

HOME SAVE ARE NU A 8 À P

an RARE

Res | |

très important sur la méthode marxiste dans le Messager de l’Europe (paraissant en russe à Saint-Pétersbourg). Marx reconnaît l'interprétation de M. Kaufmann comme la $eule vraie, la seule juste. La conclusion à laquelle aboutit lé commentateur russe est,

en substance, la suivante : Marx ne construit pas l'économie politique a priori. li ne juge pas les phénomènes économiques selon une idée préconçue, un

principe universel. Marx étudie le processus écono-

mique comme un processus naturel qui ne dépend ni de la volonté ni de la conscience humaines. Au

contraire. La volonté et la conscience humaines sont

elles-mêmes déterminées parle processus économique. Dans l'ordre philosophique, c’est juste le contraire de ce qu’affirme M. Woltmann. Pour Kant, c'est notre Conscience subjective qui est la source des lois

générales de tous les phénomènes. La nature propre-

ment dite n'a pas de lois. C’est notre raison qui Organise les armées des faits pour en déduire des lois qui en facilitent l'assimilation, la digestion intellectuelle.

Sans ces lois, cette assimilation, c'est-à-dire la science

même, serait impossible. Selon Marx l'expérience économique produit les idées, qui n’ont pas une existence indépendante. Selon Kant au contraire les idées forment l'expérience, doivent nécessairement la précéder. Donc Marx, par la bouche de M. Kaufmann, nie formellement avoir recours aux idées préconçues. Il accule par avance M. Woltmann à une impasse. Pour en sortir, M. Woltmann déclare que Marx se bercait

d' « une illusion intellectuelle » sur son propre compte, en un mot, comme je l'ai déjà dit, que Marx

n'a pas compris les idées et la méthode de Marx.

lei

» EM à +

LUN te ne Lis A 0 CUE

Page 1