VAS
{ fi F4 v j À A à 5h:
1 se:
Dore EX À
dscssansstllisene
dit-il — tout ce qui est soumis aux lois constantes ne peut être l'objet de l’histoire. Au contraire, tout ce qui fait l’objet de l’histoire n'est pas susceptible de prévision. » Une montre qui accomplit éternellement les mêmes mouvements n'a pas d'histoire. N'a pas d'histoire non plus un homme dont la vie se réduit à une régularité de machine et peut être racontée dans une phrase : « Il mangeait, buvait, se maria et mourut. »
Le caractère absolument individuel du phénomène historique qui exclut toute répétition, voilà l'argument de Schelling contre la possibilité de la philosophie de l’histoire. Tout événement historique est un exemplaire unique sans répétition possible, une vague apparue sur l'océan de l'histoire el aussitôt engloutie, pour toute éternité, dans Îles abimes du passé; en un mot, un unicum dont la Science n’a rien à faire. Elle le constate. Mais elle ne le comprend pas. Elle le rejette hors d'elle, comme rebelle à tout système. Schopenhauer conclut également à Fimpossibilité de la philosophie de l'histoire (4). Mais son argument principal a un caractère tout opposé à celui de Schelling. L'histoire — affirme-t-il — est toujours la même, sous différents aspects. « Les divers chapitres de l'histoire des peuples ne se distinguent que par des noms propres et par des dates : leur objet essentiel est toujours le même. » Il manque à l'histoire le trait caractéristique de toute science, c'est à-dire là subordination des faits les uns aux autres. L'histoire ne contient que des faits coordonnés, c'est-à-dire homo-
(1) Die Welt als Wille und Vorstellung, t. II, 8 38.
De
ne Er PR =,
LT EE ET Tr Et LS
LÉ o4.1 05) pa PAL ns 4 ad. M 6
nr :
LE
— 2 L ES . s RE" er