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toire pour elle. En construisant l'histoire à l'aide de
oriques. Aussi trouvons-
Ja méthode rationnelle, elle est obligée de tenir ais
compte decertains faits hi - 39% %7 7 D} ER. FE D } à - < nous chez Hegel l'idée de l'évolution et celie de la première a eu une énorme
lutte des contraires. La P
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influence avant même qu'elle ait été établie sur es
ê bases scientifiques par Darwin et Spencer. La Seconue ? L . = s» s?
:s chez Marx la forme de la doctrine de la lutte
a pris chez des classes, dont personne, em ce momenf, nie l'im-
portance en tout cas assez grande. | |
La conception métaphysique peut parfois même stimuler la recherche des faits. Car ce qui manque au métaphysicien, ce n’est pas la facuité d'apprécier la valeur des faits. C’est plutôt un dédain souverain pour le fait qui ne se plie pas à l'idée. Mais si, grâce à un système, le métaphysicien arrive à découvrir dans un fait upe manifestation vulgaire d'une substance métaphysique supérieure, il est le premier à attirer l'attention générale sur le fait. Pour s'en convaincre, OR 1 & qu’à se rappeler les passages de la philosophie de l'histoire de Hegel concernant l'influence du. facteur géographique et de « la Société civile ». :
La conception métaphysique, malgré son Lie tère peu scientifique, contient une part de vérité : à savoir la nécessité et l'importance des idées générales jorsqu'il s’agit de comprendre la réalité historique: li est évident que les fails n’ont pas le don de se ranger en séries compréhensibles par leur propre force, comme par un miracle. Gest a on ne saurait trop le répéter, à notre époque où | objectivisme scientifique mal compris fait tant de ravages — qui organise et qui rend compréhensibles les faits. Les fails
COMME SCIENCE DE L'ÉVOLUTION 1e
rassemblés, quel qu’en soit le nombre, ne forment pas encore la science. Ils èn sont les membres disjoints. C'est la loi générale, la forme scientifique d'une idée. qui -en fait un ot es vivant. Ce n’est pas en accordaàt une valeur à l'idée que la métaphysique a fait fausse route. C’est en lui décernant la souveraineté, en la placant au-dessus des faits, eu faisant d'elle üne sorte de divinité supérieure aux faits, dout
ceux-ci ne sont que le reflet vulgaire, que la concep-
tion Diéaphicidie devient fantaisiste. Ensuite, c’est n faisant de l’idée une substance, un être, qui a une
existence propre, qu’elle se trouve en désaccord compiet et décisif avec Id méthode scientifique. La métaphysique ne parle jamais d'idées déterminées, concrêtes, d’ «idées-forces » traite myslérieusement de l’'Idée comme tell on personne ne connaît nature 1: i éternelle Inconnue, le salistes » du Moyen-Age,
étaphvysicrens d à l'écols hégélienne et même de
es qui se croient des esprits émand'est l'idée
a chose, ante rem, dont Aristote à déjà fait: justice dans sa critique des Idées de son maitre et rival Platon. L’Idée, en avouant son lien indissoluble: avec la Réalité gagnera en force solide et en crédit réel ce qu'elle aura perdu de sa splendeur éphémère. Faites descendre l’Idée des nuages, dépouillez-la de tout mystère, et vous aurez une réalité vivante justifiée par les faits mêmes, une réalité utile et indispensable. Elle perdra, il est vrai, une part de sa puissance ‘imaginaire. Elle ne sera plus toute puissante comme elle l'était chez Platon ou Hegel. Elle ne pas-
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sera plus pour l’ouvrière de l’histoire par excellence. Mais en revänche, la part légitime d'influence qui lui restera, sera justifiée par des faits scientifiquement établis.
Pour arriver à ce résultat, la philosophie de l'histoire a dû, avant tout, abandonner les vieilles méthodes. I] a fallu qu'elle devienne scientifique ou réaliste. C'est la troisième période de la philosophie de lhistoire. Nous allons l’examiner dans ses origines et dans ses divers courants.
La conceplion scientifique ou réaliste de l'histoire s'oppose, à l'encontre de la conception providentialiste et de la conception métaphysiqne, à toute cons-
truction arbitraire et aprioristique. Elle cherche dans
l'histoire même les éléments d'explication. Elle est, au point de vue méthodologique, la seule qu’on puisse nous imposer sans demander un sacrifice — toujours douloureux — de notre raison. Une philosophie de l'histoire ne peut être basée que sur des faits bien constatés et vérifiés selon une méthode rigoureusement scientifique. À l’aide de ces faits, la philosophie historique cherche à déterminer les conditions générales du développement &es instilutions, des arts, des sciences et les changements produits dans l'état général de la société et de l'individu, dans sa situation physique, morale et intellectuelle. Elle cherche également à définir les facteurs de ces changements. En d’autres termes, se basant sur l’histoire même, cette philosophie étudie l’évolution de l'individu et de la
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