‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 53 sur 167 · LL TC · texte numérisé non relu

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société, vivant dans un milieu et à une époque déterminés. Elle exclut tout facteur surnaturel, ainsi que tout principe métaphysique, en ne tenant compté que des faits susceptibles d’une observation extérieure ou intérieure. Les partisans de la conception scientifique peuvent, grâce à différentes causes dont l'énuméra- Uon serait trop longue, aboutir à différentes interprétations de l’histoire; maïs toutes reconnaissent en principe, comme obligation commune, l'étude consciencieuse et critique des faits et l'exclusion des fac-

teurs Surnaturel et métaphysique, Le térrain de la

philosophie historique se trouve ainsi déblayé des éléments qui doivent, par leur nature même, êtreune source constante de dissensions profondes et irréductibles. En employant la même méthode et ayant le même souci de vérité scientifique les historiens philosophes finiront par s'entendre — dans la mesure du possible. La philosophie de l'istoire se distingue de la science proprement dite, non par sa méthode, mais par son sujet. L'histoire établit, classe et explique les faits particuliers ayant pour nous un intérêt quel- Conque. La philosophie de l'histoire ne s'intéresse qu'aux faits pouvant contribuer à expliquer le chansement historique, l'évolution. Elle cherche à établir, si c'est possible, la direction générale du mouvement historique, ce qu'on appelait jadis assez inexactement « le sens de l’histoire » et à en déterminer les conditions ou les lois.

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