‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 57 sur 167 · CRE EE 1 UN · texte numérisé non relu

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pagna le sultan en Syrie et tomba aux mains de Tamerlan. Remis en liberté, ilrentra en Egypte, devint encore une fois grand cadi, et y mourut le 145 mars 1406, à l’âge de soixante-quatorze ans.

Ibn Khaldun est très sévère pour les historiens qui l'ont précédé. Il regarde leurs récits comme « de vains simulacres dépourvus de substance, comme des fourreaux d'épée auxquels on aurait enlevé les lames ». Il cherche le sujet de l’histoire ailleurs que dans Îles batailles et autres faits analogues. Voici comment il définit l’histoire : « L'histoire a pour véritable objet de nous faire comprendre l’état social de l'homme, c’est-à-dire la civilisation, et de nous apprendre les phénomènes qui s’y rattâchent naturellement, à savoir, la vie sauvage, l'adoucissement des mœurs, l'esprit de famille et de tribu, les divers genres de supériorité què les peuples obtiennent les uns sur les autres.et qui amènent la naissance des empires et des dynasties, la distinction des rangs, tes occupalions auxquelles les hommes consacrent leurs travaux et leurs efforts, telles que les professions lucratives, {es méliers qui font vivre, les sciences, les arts ; enfin, fous les changements que la nature des choses peut opérer dans le caractère de la société. » (Prolégomènes, 1. [, p. 71.)

Voici les causes principales qui produisent « le mélange du vrai et du faux dans Îles récits historiques » : « Comme cinquième cause, nous pouvons indiquer l'ignorance des rapports quiexistent entre les événements et les circonstances quiles accompagnent »

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