‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 71 sur 167 · A ES · texte numérisé non relu

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n cessairement dénué de toute activité. Il serait absurde de parler de l'initiative du milieu géographique, lorsqu'il s'agit de l’évolution historique. Le mix lieu géographique ne provoque pas les événements historiques. Tout ce qu'on y peut découvrir, ce sont les conditions du progrès historique. Mais il en est aussi souvent un obstacle. re forces de Îla nature constiluant ce milieu peuvent aussi bien contenir des

éléments favorisant : progrès social, que ceux qui les

Jui sont défavorab es uns comme les autres ont leur sue pour ie pos e l’histoire

Si, pour ne citer qu'un exemple, les. grands Rousse acce ER à l’homme ont joué un rôle éminemment social, en rapprochant les peuples, en facilitant leur commerce, les grandes montagnes qui séparaient les hommes ont évidemment eu un effet contraire. Mais dans tous ces éléments, positifs comme négatifs, le milieu géographique ne forme pas par lui- même Ja matière Mstorique, la causé directe et active du mouvement SE Il faut que l'individu conscient de son but Ou les masses humaines à tendances coilectives Re à dans ce milieu relativement inerte et privé de vie pour que l'histoire de l'humanité commence. Le re géographique présente dès ce moment la scène historique, le réservoir des moyens de combat, l'ensemble des conditions élémentaires et matérielles favorisant ou arrêtant le progrès. Voilà pourquoi Marx à eu raison de définir dans son Capital le milieu géographique la possibilité de l'histoire. Pour que celte possibilité devienne une réalité, l'histoire a besoin de l’homme:

Mais ce caractère passif du facteur géographique

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104 . LA PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE | : ne l'empêche pas de manifester son influence d'une 1 facon continue et non pas, comme paraissent le croire certains écrivains, exclusivement à des époques histo- | È riques déterminées et à des périodes de la civilisation 1 LR ea | que les peuples de l’Europe auraient déià depuis long- | | ë. i. temps dépassées. Cette influence est ininterrompue, : in En effet, les caractères nationaux et individuels, con- ; 4 ditionnés dans une large mesure par le milieu géo- 1 | À à. graphique, ne laissent-ils pas continuellement des: 1 LE = traces sur tout événement historique, grand ou petit, | Ë ai et ne leur donnent-iis pas leur empreinte, leur phy- 4 je: sionomie particulière? Et l'influence immédiate ni || pa directe du milieu géographique, est-elle moins grande? & 4 Est-ce que le soleil du midi ou les rigueurs du climat … :: de la Sibérie ont cessé depuis is que temps leur à [Æ- action sur les habitants de la terre ? La nature at-elle + 4 abdiqué au profit des influences purement humaines ? : F2 Il y a de la nature dans l'homme lui-même. Et c’est | : précisément parce que l'influence du milieu géogra- 7 4 pbique n'a jamais cessé, qu'elle est de tous les jours 4 4 et de tous les instants, que nous sommes obligés de > 4 | : lui attribuer une importance capitale lorsqu'il s’agit 4 L de Ë de hi les princines de la théorie de l'évolution his- | LE torique. 4 L:: VIH LE La conception physiologique ou psychologique de | ID: l'histoire a, comme nous l’avons indiqué au début, | pour point de départl’homme. Elle explique le mouie vement historique à l’aide des besoins, des passions, | + des idées, des croyances, des intérêts. Cette concep- | | | :

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