‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 87 sur 167 · ES | L · texte numérisé non relu

ES | L

£ ; É. À Al »

& 3 A £ + : # d] ë En al % Ne

Lou e ñ A raie RP MON IT ETATS REP ARE MEGA PONT" ch : Are ns M | NES

LS Tu) FRONR AT EUR A AOL

mets + SE: en res > dé ab Ge 2 ER DAS 2 TS »

: PSS 47 à " "a F * vu %, | L PR NOR ARE A Te î RENÉE EU Del XP En Le LE Par ie 27] phéie . « dt " :

+ = Ne EE r, PR SERRE TEE LS TETE, D ertèreet. er, De. bn

favorables du milieu pour faire faire à l’histoire un pas en avant, tantôt supprime les éléments défavorables qui menacent d’enrayer le progrès.

Les partisans sincères du progrès n’ont pas le droit de se bercer d'illusions. Les obstacles sont trop nombreux et trop considérables pour qu'ils puissent s abandonner au quiétisme. Tout progrès péniblement conquis menace d'être emporté par des forces de réac-

ion toujours en éveil, loujours prêtes à l'assaut. Le progrès n'a pas une force de conservation intrinsèque et indépendante de l'individu. Il a besoin, à chaque instant de notre vie, de toute -notre énergie pour être défendu. D'autant plus que même le progrès acquis n'est souvent qu’une apparence, un vernis. De nombreuses couches sociales sont encore à l'état presque primitif. La civilisation européenne ne s'étend que sur une surface relativement petite du globe dont la plus grande partie demeure vouée.à la misère, à l'ignorance et au fanatisme. L'homme n'est pas encore maître ni de la nature, ni-de lui-même. Méme dans notre Europe civilisée, le nombre de ceux qui savent

et qui pensent est notoirement dérisoire en comparaison avec celui des ignorants et des esclaves de la

routine. La barbarie sous la forme de cléricalisme, de chauvinisme et de nationalisme est toujours forte. Sa puissance grandit même. La question sociale nous rappelle sans cesse que la luite la plus élémentaire pour les moveñs d'existence de rrillions d'êtres humains n'a pas encore pris fin. Ces simples faits

d'une banalité désolante, cependant souvent ignorés, prouvent surabondamment que nous aVOR$ tout intérêt à combattre les théories d’un objectivisme optimiste et naïf qui a nécessairement pour résultat d'endormir l’activité humaine en laissant croire que l'évolution historique se produit en vertu de sa propre force et que nous n'avons quà marquer les coups que Îles adversaires du progrès politique intellectuel et social se portent à eux-mêmes... L'homme a trop longtemps placées en dehors de jui pour

compté sur des forces J’une nouvelle Divinité

que nous ayons encore besoin d baptisée « la force objective du processus historique ». Il n’y a pas d'autre force progressive que celle de l'in-

dividu agissant par Îui-même où collectivement et n activité de siècle en

accumulant les résultats de S0

siècle... L'émancipation matérielle, intellectuelle et

morale de l'homme sera l’œuvre de l'homme lui-même

— ou elle ne sera pas.

Tout ce qui favorise le développement intégral de l'individu, son initiative, son énergie, doit être considéré comme un élément du progrès. Et tout ce qui agit dans le sens contraire est réaction. Voilà pour-

quoi le point de vue objectif qui sacrifie l'individu à

un principe abstrait, à un être collectif hypothétique

(V'Etat, la société, la famille. etc.) est foncièrement

réactionnaire. Poussé jusqu'au bout, dans toutes ses

conséquences théoriques, l'abjectivisme historique

supprimänt l'individu, le seul facteur actif de l'his-

toire, signifie un arrêt dans le mouvement, l’extinc-

vu * té ta mt hd tem, ce à om M ER

Page 1