‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 89 sur 167 · FE TS : - L · texte numérisé non relu

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tion de la vie historique, en un mot, la mort sociale et la fin de l’histoire. Tout régime social, aussi indispensable que l'air et le soleil à l'individu. est progress Où réactionnaire, selon la présence où l'absence des éléments favorisant le développement intégral de fous les individus soumis à ce régime.

En outre, plus nous tenons compte de l'individu, de l'individu tout entier, plus nous comprenons que, dans l'intérêt du progrès, il ne suffit pas de faire de lui exclusivement ün agité, un mécontent, prêt à se laisser ballotter à tous les vents. Ïl est, au contraire, nécessaire de s'emparer de toute son âme, de l’armer de pied en cap, d'éclairer son cerveau et de remplir son cœur. Car avec des individus superficiéllement développés, le progrès menace de rester éternellement superficiel et apparent... Notre action sur l'individu doit être multiple, si nous voulons aboutir à des résultats durables, et'non à un progrès de parade et de convention qui, trop souvent, est celui de nos Jours. L'objectivisme historique, eh tant qu il influence l’action des partisans du progrès social, rétrécit le champ de leur action, la rend'aussi superficielle et éphémère que cette conception elle-même.

En faisant abstraction de l'individu, dans la théorie, la conception objectiviste l’ignore aussi dans l’action pralique. Elle ne voit dans l’ouvrier que l'ouvrier daus tout homme que l’esclave de sa fonction sociale. | Elle ignore l’homme avec ses besoins multiples et variés. Elle ne comprend pas la complexité de la nature humaine. Ne voyant que les résultats collectifs et ignorant leurs mobiles individuels, elle est simplisle par sa méthode, nécessairement unilatérale. Elle

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