‹ La philosophie de l'impérialismeChapitre 23 sur 230 · LES ARYAS · texte numérisé non relu

LES ARYAS

Après avoir constaté les premiers services rendus à Thumanité par Tavant-gardc de la race blanche et, dans une triste contre-partie, les épreuves infligées à ces organisateurs par une destinée ingrate et cruelle, nous abordons maintenant sur les pas de notre guide le théâtre des exploits du troisième rameau blanc, les Japhctides. La prétendue apparition en Egypte de quelques-uns de ses représentants ne nous a pas fourni en effet de grandes lumières sur leurs dispositions naturelles.

Les Japhétides détachent tout d'abord vers TEurope, où nous les suivrons plus tard, les Celtes et les Slaves (1), qui, malgré la parenté des langues, ne sont donc pas des Aryens à proprement parler aux yeux de Gobineau : il se range ici dans Técole a indo-germanique » (2) par son opposition aux tendances accueillantes de l'école « indo-européenne w . Ses Arians n^auront pour enfants légitimes que les Aryas de Tlnde, les Iraniens, les Grecs hellènes ou homériques et les Sarmates, pères cux-mémcs des Germains.

Arrêtons-nous un instant à contempler dans leur patrie d'origine ces groupes prédestinés; car c'est un merveilleux spectacle, dont nous ne reverrons jamais l'analogue, et qui proteste à lui seul par son charme et sa grandeur contre la nécessité du mélange pour le bonheur, sinon pour le progrès de l'espèce humaine. Examinons d'abord leur conformation

(i)T. I, p. 369 et 373.

(2) Rien qu'il proteste contre ce terme au point de vue philologique (t. I, p. 369).

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