REMARQUES PRÉLIMINAIRES SUR LES RÉGULATIONS EN GÉNÉRAL
Si nous jetons un coup d'œii sur le chemin parcouru jusqu'ici, et si nous recherchons quels sont les faits essentiels qui nous ont donné les résultats les plus généraux, nous constatons que ce sont les faits de régulation. D'un côté, c'est la régulation « secondaire ') de la forme. De l'autre, dans le cas des germes en voie de développement, c'est une régulation primaire ou immanente. A vrai dire, ce n'est pas le fait de la régulation organique comme telle qui nous a permis d'établir une preuve de l'autonomie de la morphogénèse, c'est plutôt l'analyse de la disiribiiiion (Verteilung) des puissances ; mais, comme cette distribution des puissances est le fondement de la régulation, nous pouvons dire qu'en étudiant les puissances et leur distribution, nous avons envisagé plus ou moins indirectement certains types de régulation.
Il semble que nous puissions espérer quelques résultats intéressants, en étendant nos recherches à la régulation physiologique des fonctions végétatives. C'est ce que nous allons faire.
Définissons d'abord mibMnont notre concept. Nous appellerons <( régulation » toute moditication ou groupe
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de modifications qui survient dans un organisme à la suite d'un trouble, soit de son organisation, soit de son état fonctionnel normal, et qui a pour effet de rétablir, au moins approximativement, l'état primitif de l'organisation ou du fonctionnement.
L'organisation peut être modifiée par l'ablation de certaines parties, et l'état fonctionnel, tantôt par la suppression de certaines parties de l'organisme, tantôt par un changement dans les conditions extérieures. Toutes les régulations qui suivent des troubles de l'organisation seront appelées restitutions. Celles qui suivent des troubles de l'état fonctionnel seront des adaptations. Ce sont ces dernières qui vont nous occuper dans le présent chapitre.
Nous commencerons notre examen des adaptations par une étude qui tient à la fois de la physiologie et de la morphologie.