‹ La Philosophie de la liberté, [Tome] 1: L'IdéeChapitre 2 sur 86 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

ne sauraient s'entendre que comme les symptômes d'une chute universelle et les manifestations d'une puissance réparatrice. Nous entrons donc, bon gré, mal gré, sur le terrain de la pensée chrétienne, nous sommes conduit à nous prononcer sur la place que le Christianisme occupe dans l'histoire, et notre travail revêt l'inévitable apparence d'une interprétation de l'Evangile. C'est là que doit aboutir la philosophie de la religion, pour peu que le Christianisme ait quelque droit à la fortune qu'il a faîte. Toute philosophie de l'histoire, à son tour, ne se résumera-t-elle pas en philosophie de la ^religion, si le besoin religieux n'est pas sans objet, en d'autres termes si le plus ne sort pas du moins , la pensée du mécanisme, et la réalité du néant?

Depuis que ces leçons ont été prononcées , il s'est écoulé un quart de siècle, durant lequel la critique s'est beaucoup exercée sur les documents primitifs du Christianisme, et récemment les résultats de ces doctes recherches ont été vulgarisés avec un assez grand succès dans les pays de langue française. L'esprit critique de notre siècle n'a guère été moins actif dans le champ de la pensée pure! La métaphysique, déjà bien discréditée en 1845, est à peu près morte en 1870. Rien ne saurait donc être plus contraire aux tendances

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