PRÉFACE. III
L'état de la pneumatologie spéculative est eocore pire : il est désespéré ; sauf l'âme humaine, on ne s'occupe plus du monde spirituel. Et de même qu'il est une anthropologie ambitieuse qui substitue, l'homme à Dieu, il estune psychologie ambitieuse qui le substituée tous les esprits de l'univers. Or, de même que l'homme est une stérile énigme quand il n'y a pas de Dieu pour l'expliquer, il est une énigme plus stérile encore quand il se pose isolé, ou seul à côté de Dieu, dans l'univers.
Je le sais, ce sont les aberrations théosophiques et mystiques qui ont perdu la pneumalologie et qui ont favorisé, plus que tout le reste, les progrès du matérialisme sur le spiritualisme.
Ai-je évité ces aberrations ? suis-je resté dans les voies du spiritualisme pur ? Une pneumatologie véritable est-elle réintégrée dans un enseignement public, et unie, dans ces pages, à une cosmologie essentiellement rationnelle , à une théologie essentiellement saine ?
Je ne dois pas me livrer un instant à ces illusions que caressent de jeunes esprits et que tout le monde leur pardonne, mais auxquelles je n'ai pas plus de droit que de penchant. Seulement si quelque