‹ La philosophie de LamennaisChapitre 7 sur 29 · I.\ME\>AIS THÉOLOGIEN TT TlIÉOtRVTE · texte numérisé non relu

I.\ME\>AIS THÉOLOGIEN TT TlIÉOtRVTE

qu'il uc 80 soil pas d'uburd imposé lui-même par sa pensée propre et sa volonté, c'est violer le |ilus sacré d«' ses droits, < cliii (|iii les coMipi-end tous : c'est commettre le crinn- de lese-majesté individmlle. » L'anarchie des esprits produit donc iiiévil.il)lement l'anarchie sociale et politique. L'individualisme. (|ui détruit tout droit et tout devoir, détruit doue aussi toute société. Il ne reste plus au pouvoir civil d'autre droit que celui de la force. Dans celle hypothèse, ou |Miit encore se soumettre au pouvoir par nécessité, mais non par conscience ; et aussitôt qu'on est le jdus fort, on peut s'en alVrautiiir. De hi le droit d insurrection, droit dont on n<- peut li\*rli-N jliiiiics. rt (|iij livre la société au hasard des liassions et de la force. Un voit que Lamennais apercevait di'jà, avec une sajîacité profonde, dans l'individualisme libéral, la source de l'anarchisme. Ces conséquences se sont développées plus tard et sous nos veux.

Lue certaine portion de l'école libérale niait cependaul ces conséquences, et étail aussi op|»osee à la souveraineté du peuple qu'au droit divin: c'était l'école doctrinaire, représentée par Royer-Collard, le duc de Bro};lie, M. Guizot. A ces deux print ipes, elle en opposait un troisième, la souveraineté de la raison. Lamennais sijjualait les inconsi*quences «le ce principe. Où est la raison? Qui est-ce i|ni a raison? Quels sont ceux (|ui ont plus raison que les autres? A quoi les reconnaître? Le principe est vrai; mais il faut une autorité (|ui fasse reconnaître la raison et qui lui fasse obéir. M. Guizot dit (|ue la raison est en Dieu. Fort bien? mais si Dieu ne parle lui-même, comment puis-je savoir ce qui vient ou ce qui ne vient pas de lui? Jean-Jacques Kousseau lui même a dit : « Sans doute, la justice vient de

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Dieu : lui seul en est la source ; mais, si l'on savait la recevoir de si haut, on n'aurait pas besoin de gouvernemens ni de lois. »

Dans cette première période de sa carrière politique, au moins à l'origine, Lamennais se montrait très hostile aux principes démocratiques. Il reprochait à la charte davoir établi la société sur la démocratie, et il montrait tous les vices et tous les périls du gouvernement démocratique • la mobilité dans les lois, la médiocrité des gouvernans, l'irréligion, la négation du christianisme, le principe de division substitué au principe dunité, la cupidité et la soif de Tor, légalité en toutes choses ne laissant subsister que la distinction des fortunes, l'agiotage, la négation de toute notion de droit, etc. Il sensuil que la démocratie, loin d'être le terme extrême de la liberté, est le terme extrême du despotisme : car le despotisme d'un seul a des limites ; le despotisme de tous n'en a pas.

Yoilà le procès fait au libéralisme; voyons maintenant, ce qui nous intéresse davantage, le procès du gallicanisme, qui, selon notre auteur, est le contraire du libéralisme, car il l'appelle aussi le royalisme. Ces deux doctrines, dit-il, ont chacune une part de vérité. La première (le libéralisme) est la garantie des peuples contre les rois ; la seconde est la garantie des rois contre les peuples. Le gallicanisme se jette à rextrême opposé du libéralisme, quoique l'opinion libérale se croie souvent obligée de favoriser l'opinion gallicane : c'est une erreur profonde. L'origine du gallicanisme remonte à l'époque où les princes se sont affranchis des pouvoirs de l'Église. C'est une imitation affaiblie de l'anglicanisme et du luthéranisme; mais c'est le même prin-

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(ipe. L'idce comiiiuiic, c'est (jne la soiiveraiiielc est indc- |icii(laiite (lo IMcii. C'est duiic le pouvoir sans base morale, sans base sjiirituelle, et par couséqiionl sans frein. Sans doute, le gallicanisme reconnaît que le pouvoir vient de IMeu, mais sans intermédiaire. Le prince est lui-même le seul jujie de ce qu'il doit ù Dieu. Dieu est donc relégué «•online dans le système de la souveraineté de la raison, dans un lointain idt-al, où il régne sans gouverner. C'est toujours riiomme qui est juge. Dans le libéralisme, ce sont les peuj)les ; dans le gallicanisme, ce sont les rois. Ils. ne sont soumis à aucune règle, à aucune autorit(-, puis(|u'il n'y a au-dessus d'euv auniiie puissance spirituelle, ei (|iie d'ailleurs le royalisme nadmet ni la souveraineté du peuple. ni aucun droit de contrai de la part du peuple ; ainsi li> pouvoir est sans contrat et du côté du peuple et du côié de Dieu. C'est le despotisme pur. Le souverain ne connaît d'autre frein que celui de la conscience, la souveraineté est inadmissible, o Le s<iiiveraiu légitime, disait M. de Frayssinous, filt il lyran, li(''rt'ii«|ue, persécuteur, ne cesse jamais d'être souverain légitime ; » et les peuples sont censés devoir souffrir tous ces maux par ordre de Dieu. Le souverain sans doute peut, à tilre d'Iiomme, avoir des devoirs ; mais comme souverain il n'en a pas. Voici comment s'exprime Pierre Diipuy dans le Traité des droits et libertés de VÈijlise yallicatte : « Le roy nVst-il pas le juge sur tous? chef de son armée? le plus bault et le plus souverain de tous? n'est-il pas en sa puissance de prendre les enfans de ses sujets et de les mettre à ses chariots ? N'est-il pas en lui d'en faire des centeniers, des grands maréchaux, des laboureurs de ses terres?... Il a la puissance de prendre

les filles (le ses siijels, et employer les unes à lui faire onguens et parfums, les aultres tenir pour concubines, les aultres pour panetières... Il peut confisquer les champs et les héritages... Voilà donc ce que c'est d'un roy en l'Église.» Comment les libéraux peuvent-ils soutenir une doctrine qui s'appuie sur de telles maximes ? Le gallicanisme est si bien la doctrine du despotisme, qu'il a triomphé dans l'ancienne monarchie en même temps que le despotisme, c'està-dire sous Louis XIV, sous le règne duquel la monarchie absolue a atteint son apogée. Ainsi les deux doctrines aboutissent au même résultat : le libéralisme détruit la notion du pouvoir ; le gallicanisme la corrompt. L'un et l'autre ne connaissent que le pouvoir arbitraire, c'est-àdire la volonté variable de l'homme. Ce qui fait illusion sur la vraie nature du gallicanisme, c'est la noblesse et la grandeur apparentes de ce dévoûment au prince, emprunté aux mœurs chevaleresques ; son vice fondamental a été de lier la cause de la religion à celle du despotisme, et d'avoir été par là l'origine du libéralisme, qui a lié au contraire à l'irréligion la cause de la liberté.

Il y a un vice secret dans cette polémique violente de Lamennais contre le gallicanisme : c'est que, quoiqu'il soit vrai en fait que cette doctrine a été liée au royalisme et même à l'absolutisme, cela n'est pas nécessaire en principe. On comprend très bien une monarchie limitée qui, tout aussi bien qu'une monarchie absolue, prendrait ses précautions à l'égard de la cour de Rome, et qui limiterait ce pouvoir en même temps qu'elle accepterait elle-même certaines limitations. Lamennais montrait bien l'excès du gallicanisme séparé du libéralisme, mais il ne prouvait pas

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(|ii"il y (.'Ml («tiiliadiriioii ciilrc les driiv principes, el (|ue lo purli libéiiil iVit mal iiis|iiré eu soutenant, à sun puint de vue, les maximes gallicanes. Sans doute, en dehors de toutes garanties populaires, l'action du pouvoir poniilical a pu être une liniile e! une jj:arantic, et Texclusion de cette action a eu à la fois jtour cau>e el pour eflVt lexlension du pouvoir absolu : mais c'est là tiu l'ail pdii'iiii'iit liislori(|ue, non une conséi|ueuce logii|ue inévitable ; car la su|ipression (lu pouvoir pontilical en Anj^leierre n'a pas eu pour (•ons»M|uence l'clablissemcMl du pouvoir absolu.

Lamennais no se contente pas de ( elle criliipie générale du ^gallicanisme ; il eu combat pied à pied toutes les maximes, et d'abord le premier des articles de 1G82, celui (|ui (lé( lare le souverain civil indépendant de l'tglise dans l'ordre temporel. Il est curieux de voir reparaître en France, en i825, toute la vieille controverse du moyen âge sur la suprématie des deux pouvoirs. Pour qu'une société subsiste, dit Lamennais, il faut deux choses : d'une part, un ordre moral, une l(»i morale, sociale, spirituelle, (|ui lie tous les hommes par des devoirs et des droits communs, |)ar des croyances communes; de l'autre un pouvoir <jui maintienne l'exécution de cette loi et de cet ordre. Or, la loi venant de Dieu, comme le reconnaissent même les libéraux dans leur théorie do la souverainett' de la raison, il s'ensuit (jue le pouvoir en principe est divin. Le pouvoir est, comme le dit saint Paul, le minislre de Dieu pour le bien. Hors de là, point de liberté, car si le pouvoir vient du peuple, tout ce que fait le peuple est juste. S'il vient du souverain lui-même, il est donc à lui-même le principe de son droit. Or jamais on n'a soutenu que le sou-

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verain fût à lui-même son dernier juge. Le pouvoir, quand il foule aux pieds la loi divine et la morale, a perdu son droit. Donc la loi divine précède le pouvoir ; or quelle est cette loi divine, si ce n'est la religion ?

Lamennais établit ensuite trois propositions, qui sont tout le code de l'ultramontanisme, qu'il appelle le christianisme : 1° point (le pape, point d'Église; 2° point d'Église, point de christianisme; 3o point de christianisme, point de religion et, par conséquent, point de société. Le lien de ces trois propositions est dans ce principe, que l'unité de la société repose sur Vimité de la vérité. Si la vérité est une, s'il n'y a qu'une vérité, il n'y a de société véritable que lorsque cette vérité est reconnue. Mais, si chacun est juge de la vérité, la vérité n'est pas une ; et comme cela est vrai de tous les hommes, la vérité ne vient pas des hommes, elle vient de Dieu, et par conséquent de la religion. Donc, point de religion, point de société. Il ne faut pas perdre de vue ici toute l'argumentation de l'Essai sur l'indifférence, de laquelle il résulte quil n'y a aucun moyen terme entre le christianisme et l'athéisme, et par conséquent l'anarchie.

Mais, de même qu'il n'y a qu'une vérité, il n'y a aussi qu'une religion. Dire que chacun est juge de la religion, c'est dire qu'il est juge de la vérité, et nous retombons dans le mal précédent, il faut donc une autorité pour décider de la vraie religion. Or, la plus haute et la plus complète autorité est celle du christianisme. Donc, point de christianisme, point de société. Mais le christianisme luimême ne peut subsister si chacun est juge de ce qui est et de ce qui n'est pas chrétien. 11 faut donc une autorité constituée, une église. Donc, point d'Église, point de chris-

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lianisme, poiiil de rcliiiion, point de société ; or, dans le protestantisme, il n'y a pas une Église, il n'y a que des sectes. La seule autorité constituée en Église, c'est l'autorité catholique. Donc, point de catholicisme, point d'Église, point de religion, point de société. Enfin, une Église ellenu'-me ne peut subsister sans une règle infaillible, une autorité suprême, un chef qui en représente l'unité permanciile, en un mot sans le pape. Donc, point de pape, point dKglise.

Telle est la série de sorites par lesquels Lamennais lie sa politique à sa philosophie, et passe de la théologie à la théocratie. La société repose sur le pape. Le pape est le souverain spirituel du monde, non seulement en ce sens (ju'il gouverne les consciences et les âmes, mais aussi en cet autre sens qui en est la conséquence, qu'il doit faire respecter la loi spirituelle par ceux qui en sont les ministres, c'est-à-dire par les souverains. Lamennais ne va pas jusqu'à dire que le pape puisse s'attribuer un droit réel sur le temporel des rois, c'est-à-dire sur le gouvernement matériel des sociétés ; mais jamais les papes, même Boniface VIU, n'ont affiché une telle prétention : « Voilà quarante ans, (Usait celui-ci, que nous sommes versé dans l'étude du droit; et nous n'avons pas à apprendre qu'il y a deux puissances. » Les évoques, partisans de Boniface, disaient (jue celui-ci n'avait jamais entendu que le roi lui fût soumis temporellement. Mais où est la limite? La voici : ce qui appartient au pape, dit Lamennais en citant l'autorité de Gerson lui-même, c'est c la puissance directrice et ordinatrice », non civile et politique : distinction bien délicate et bien glissante ; car, par la même raison, on pourrait sou-

tenir que le prince ne rend pas la justice, puisque cela est l'oflice des magistrats, qu'il n'administre pas, ce qui est loffice des inlendants ou des préfets, mais qu'il se borne à la puissance directrice. Peut-on nier cependant quil soit souverain au temporel? A l'autorité de Bossuet, Lamennais oppose celle de Fénelon, qui admet, comme principe de droit, que, dans les nations catholiques, le pouvoir ne peut être confié qu'à un catholique, et que le peuple n'est tenu de lui obéir que sous cette condition. Tel était le sens de l'acte par lequel les papes déliaient les sujets du serment de fidélité ; par exemple, à l'époque de l'empereur d'Allemagne Frédéric II, c'étaient ses crimes et ses impiétés qui avaient mérité la sentence du saint-siège. Du reste, ajoute Lamennais, l'Église se bornait à des peines toutes spirituelles, par exemple à l'excommunication. La déposition n'était qu'une conséquence : ce fut le droit public au moyen âge. Ce droit sauva la civilisation : sans lui, la polygamie se fût établie en Europe. Tels furent les bienfaits de celui que Lamennais appelle saint Grégoire \II. Sans doute, les deux pouvoirs viennent de Dieu; mais l'un règne sur les âmes, l'autre sur les corps. Or, autant l'âme est supérieure au corps, autant le sacerdoce est supérieur à l'empire. Gerson lui-même accordait à l'Église un pouvoir de coercition et de coaction. Si le souverain est indépendant de l'Église, il pourrait être hérétique, impie, sans religion, sans moralité. Le gallicanisme conduit à l'athéisme légal, qui est le régime de la charte, le régime dans lequel nous vivons. Un avocat célèbre, M. Odilon-Barrot, plaidant devant la cour de cassation, avait, en effet, prononcé celte parole : « La loi est athée. » Dès lors elle n'est pas loi ; car

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sans Dieu, point de pouvoir léirilime. La Icgilimité est donc ins('i>arable de la reiiijrion. La monarchie spiriluelle est la 1,'arantie des souverainetés temporelles : hors de l'Église, elles ne reposent sur rien. Les maximes de 1682 contenaient en germe tous les principes de la Révolution.

D'après les théories précédentes, on comprend que l'État religieux moderne, londé j»ar le Concordat et plus ou moins interprété par la Restauration dans le sens du gallicanisme, lut pour Lamennais un état intolérable. Bien loin de voir, ( omine les libéraux, dans le gouvernement de la Restauration une alliance du trône et de l'autel, et même rétablissement du trône sur l'autel, il n'y voit, avec son esprit de logique implacable, qu'un athéisme légal, de même que, dans la charte de 1811, interprétée par M. de Villèle, il ne voit que la pure démocratie. La tolérance des cultes, même avec tous les avantages accordés à l'Église , ne lui paraît (|u"une persécution. Cet ordre de choses, accepté cependant l»ar les royalistes ultra, à savoir que la religion est une chose (jue l'on administre comme les autres choses, comme 1 Opéra, comme les haras, lui paraît un matérialisme abject. La loi du sacrilège, (jue le parti libéral dénonçait comme le comble des entreprises ihéocratiques, excite son indignation comme une oeuvre abominable dindiflërentisme, parce que le gouvernement essayait précisément doter à cette loi tout caractère confessionnel et religieux, en étendant le même privilège à tous les cultes et en disant, par la bouche d'un évêque, qu'il ne s'agissait pas du catholicisme ou christianisme, « comme religion vraie, mais comme religion nationale ». On voit qu'en toutes choses, sur toutes les questions, Lamennais allait toujours jusqu'aux dernières

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exlrémilés de sa pensée. Revenir à saint Grégoire VII, tel était le remède qu'il proposait aux maux de la Révolution. Abolir le christianisme, ou lui restituer un empire absolu, non seulement sur les consciences, mais sur les gouvernements, telle est l'alternative dans laquelle il place la société moderne. Il est rare que la société se laisse enfermer par les logiciens dans de pareils dilemmes; elle est pour les entre-deux. Mais Lamennais n'a jamais pu comprendre les idées moyennes. Absolutiste et théocrate à outrance, déçu de ce côté dans ses espérances et ses illusions, il va se transporter avec la même ardeur, la même fougue, la même intolérance, à l'extrémité contraire; el ses idées démocratiques ne le céderont en rien en exagération à ses opinions tliéocratiques. Renonçant aux doctrines du passé, il se transportera d'un seul bond de l'autre côté du fleuve, n'ayant, dans les phases diverses de son existence, qu'un seul sentiment persistant, la haine et le mépris du présent, l'horreur du justemilieu, des gouverncmens tempérés et des doctrines latitudinaires. Comment ce passage a-t-il pu se faire? C'est là un problème des plus obscurs et qui ne sera peut-être jamais complètement édairci. Nous essaierons de retracer cependant les principales phases et les transitions fondamentales de cette extraordinaire évolution.

Quant à cette première campagne de celui que l'on doit appeler encore abbé de Lamennais, on peut dire qu'elle a réussi beaucoup plus qu'il ne le croyait lui-même. Sans aller jusqu'aux extrémités où son esprit violent s'était laissé emporter, sans remonter jusqu'à Grégoire VU, ce qui ne pouvait que faire sourire les vrais politiques, ce qui est certain, c'est que l'esprit ultramontain a pénétré dans

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