‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 101 sur 117 · Leilmito, Théodieée, ii · texte numérisé non relu

Leilmito, Théodieée, ii

LBS ATTRIBUTS DE DIfiU ET LA CRÉATION. 399

donne le droit de juger d'un ouvrage que nous connaissons si peu, et d*en être mécontents. Nous ne songeons pas à en relever € les prétendus défiants. > Nous savons que nous ne montrerions par là que la petitesse de notre esprit et nne impertinente défiance à l*égard de la divine sagesse. Aussi bien, ne faisons-nous pas ici d'appel à Texpérience, pour la tourner contre Dieu; mais, examinant en métaphysicien la notion de la perfection et celle de la créature, nous disons que cela seul est vraiment parfait qui est tel qu'on ne peut rien concevoir de mieux ; nous prétendons que l'ensemble des choses créées ne peut jamais être dans cet état de complet achèvement ; nous soutenons que la notion de la créature renferme l'idée d'un développement indéfini tendant vers un terme absolu qui est inaccessible. Si la créature est conçue comme ayant toute la beauté possible, en vain répète-tron qu'il ne s'agit là que de beauté créée: du moment que le possible s'épuise dans cet être, cet être est conçu comme absolu. L'abtme qui sépare le créé du divin est comblé. Or, quand on dit que parmi tous les mondes possibles Dieu a choisi le meilleur, on entend par là qu'il y a un certain ensemble des choses créées tel que rien de mieux n'est concevable, ni faisable. On énonce donc une contradiction; on suppose un arrêt absolu là où il ne peut pas y en avoir ; on veut que dans la série des essences rela-

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