L^ihmiZf SysLnotiv. delà nal,,^ § 10. Erdmann, p
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s*^gne davantage de la force mouvante, nae et bratOt pour considérer des êtres d*un ordre supérieur, le caractère saillant de ces êtres, c'est d*opé^ rer d'eux-mêmes. L'indice de la vie organique est là : vivre, comme dit saint Thomas, c'est opérer de soi-même, au lieu d'être mû par autrui, vii^ere dicuniur aliqua quœ operaniur ex se ipsis^ non quasi mota ab aliis. Il ne s'aperçoit pas que si, dépassant la vie organique, on r^arde les animaux où M rencontrent des signes manifestes de sensibilité et d'intelligence, le caractère que nous venons de signaler est bien plus frappant encore, que là l'être est bien plus lui-même, que, incapable de réflexion et de liberté, il nous offre néanmoins dans son admirable spontanéité une belle image de l'esprit, et que c'est par cela même que nous apprécions sa valeur et jugeons de sa perfection. Convaincu qu'il n'y a que des choses étendues et des choses peu- :santes, notre philosophe ne reconnaît au-dessous <le l'homme dans les êtres les plus parfaits que des automates. II est conséquent avec lui-même.* Mais ^s vues étroites ne donnent pas une haute idée de la Providence qu'il prétend exalter. Quand la plus naturelle et la plus légitime interprétation de l'expérience ne les démentirait pas, l'honneur de Dieu \ exigerait qu'on ne les accueillit point sans défiance. Arrêtons-nous un instantà l'automatisme des bêtes. « Dégrader les bêtes en pures machines > c'est c aller
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contre Tordre des choses ^ » puisque c'est supposer que là où tous les signes de la sensation et de la perception apparaissent, il n*y a ni perception ni sei^tion ; et c*est faire une sorte d'injure à la sagesse du Créateur que de regarder en elle comme un chef-d'œuvre d'habileté l'invention de ces décevantes apparences. Du même coup, c'est mal juger de sa puissance, car il y a sans doute quelque chose de mieux que de faire des automates, c'est-à-dire des semblants d'êtres ayant un semblant de vie, de sentiment et d'intelligence : c'est de faire des êtres qui aient la réalité de tout cela ; et précisément on ne veut pas qu'en dehors des esprits proprement dits Dieu puisse rien faire de tel. Ensuite, c'est ne laisser à sa bonté aucune place dans la nature que d'y tout ramener à des phénomènes purement phy- «siques, comme s'il n'était pas d'un beau dessein que la bonté, qui doit éclater dans le règne des esprits, s'essayât pour ainsi dire ou plutôt s'annonçât dans les règnes inférieurs par tant de soins délicats et d'attentions presque tendres en vue d'entretenir, de protéger, de développer les êtres vivants et les êtres sensibles. Enfin, c'est, toujours par suite de la même erreur, ne pas voir combien il est grand, convenable, beau, de faire des êtres, qui, ne pensant point, soient tels cependant qu'on y sente comme les approches de la pensée, des êtres qui,