Ibid., I, ch. I
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dessus des jugements des sens et des opinions conn munés; et c ce ne sont, dans ses écrits, qne comparaisons prises des hommes, ou des pensées populaires et peu dignes d*un philosophe ^ > II représente Dieu comme un excellent ouvrier qui pré- J férerait un dessem moins parfait à un autre plus \ parfait, parce que le premier peut s'exécuter par / des voies plus simples que le dernier : comparaison fausse; car même parmi les hommes les excellents ouvriers- ont avant tout en vue la beauté de Touvrage, et c'est leur impuissance seule et rinsuffi-' sauce de leurs ressources qui les forcent à songer à la dépense ^* 11 est fort embarrassé à la vue de la pluie tombant dans la mer ou sur des sablons aussi bien que sur les terres ensemencées, et il trouve que c'est un désordre que la généralité et la simplicité des voies peuvent seules justifier : inquiétude puérile; car en^n la pluie n'a-t-elle d'autre usage que de faire croître nos récoltes? N'a-t-elle pas beaucoup d'autres effets que nous connaissons, et une infinité d'autres que nous ne connaissons pas'? Ainsi, au nom de ces grands principes métaphysiques dont il fait tant de bruit, le philosophe ne juge bien souvent de Dieu et de son ouvrage que d'une façon purement humaine, il prête à l'Être infiniment parfait les imperfections et les faiblesses de l'homme,