IHd., U, ch. XXX, et conclusion
3. Ibid.f l, ch. II, 4. — Remarquons bien qu*Amaul4 invoque ici, comme Malebrancbe, Tidée d'un dessein général , et comment, sans cela, expliquer les monstres et toutes les choses du même genre? Seulement, aux yeux de Malebranche, Texislence des monstres est une suite de lois générales, et Dieu la subit « par nne espèce de nécessité ; » aux yeux d*Arnauld, cette existence a encore son prix, et Dieu la veut directement en vue de la beauté de l'ensemble à la* quelle elle contribue.
LES GRITIQUES D8 MÀLÊBRAIfGHK. {!5
lontés générales de Dieu à un effet plutôt qu'à un autre, en même temps qu'on avoue que toute la nature corporelle est purement passive, mais que Dieu fait tout en elle^ > Ces causes, occasionnelles au regard des effets qu'elles déterminent, ne le' sont pas au regard de Dieu ; ce ne sont que le^ moyens employés, par Dieu pour produire les effets particuliers; ce ne sont que les voies par lesquelles Dieu exécute ses volontés* Leur attribuer le rôle que leur prête Malebranche, c'est leur donner une véritable efficace, et même plus grande que celle qu'on attribue communément aux causes se-' coudes.
4"* Quand il s'agit des êtres intelligents et des volontés libres, la théorie des causes occasionnelles est encore plus défectueuse et plus périlleuse. L'esprit est déclaré incapable de se mouvoir : on soutient presque l'opinion condamnée par le Concile de Trente : liberum arbitrium a Deo motum... vebit ùianime quoddam nihil omnino agere, mereque passive se haberé^. Dès lors on ne peut donner de la liberté qu'une explication c subtile. > Mais, d'un autre côté, on représente l'âme comme déterminant