LES CRITIQUES DE MALEBRANGHS
qae, de cette politesse d*esprit qui n'ôte rien à la vigueur de Tattaque ou de la défense, mais ajoute beaucoup au plaisir du spectateur. Malebranche, c'est € un excellent philosophes > c*est « ua esprit étendu, pénétrant, net*, original s*il. en fut jamais*: » son sjstème est a bien lié^ ; » c*est < Tonvrage d*un génie supérieur, et Pun des plus grands efforts deTesprit humain ^. » Et avec cette hauteur de vues, et cette sublimité de pensées, que de c jolies choses!» Comme, par exemple, iU touche finement et agréablement » M. Arnauld dans ses Réponses! L'habitude de traiter des matières abstraites ne diminue point la délicatesse de son esprit, et quand il se mêle de railler, il est c inimitable : » il charme les lecteurs mêmes que cr le reste du livre passe *• > De même, dans ses ouvrages les plus relevés, il a des détails < curieux, aisés à entendre, > de ces remarques d'une justesse piquante, que Ton c comprend sans méditation, quoiqu'elles aient été produites par^une profonde^ méditation ^. » Quelque
t. Nauv. de la Rép. des LelL^ mars 1684, art. 3, p. 11.
2. Ibid., mai 1684, art. 3, p. 49. Bayle examine dans cet article le TraUi de la nature et de la grâce.
3. /Md., Juillet 168 i, catalogue des livres nouveaux. Bayle anjionce le Traité de morale.