Rép. aux quest, d*un prov,, ch. clv, p. 825 (t. II
2. Nouv. de la Rép. des Lett., avril 1686, arl. 3, p. 533 (t. I). La phrase de Malebranche, citée par Bayle, est dans les Leiires en ré^ ponse aux Réflex, philos, et Ihéol. d'Àtmauld, Lettre H.
LES cnmouBS de malebranchb. 145
nauld, dans les Réflexiofis philosophiques et théologiquesy attaque Malebranche sur les plaisirs des sens : il lui reproche vivement d'avoir dit que les plaisirs rendent heureux ceux qui les goûtent,, et làdessus il foitdu pieux méditatif un épicurien, ou peu s'en faut. C'est vraiment fort étrange. Bayle, rencontrant cette critique en faisant l'analyse du nouveau livre, dit avec beaucoup déraison : c Ceux qui auront tant soit peu compris la doctrine du P. Malebranche sur ce point, s'étonneront qu'on lui en fasse des affaires ; > puis il ajoute malicieusement: € S'ils ne se souviennent pas du serment de bonne foi que M. Arnauld vient de prêter (dans l'avantpropos du livre), ils croiront qu'il a fait des chicanes à son adversaire, afin de le rendre suspect du côté d9 la morale ^ > Grande colère d'Arnauld ; l'auteur des Nouvelles de la République des Lettres reçoit un Js^is où l'on se plaint amèrement de l'injure qu'il a faite à M. Amauld. Bayle publie YJviSy accompagné de quelques réflexions'; et bientôt il fait paraître, toujours dans ses Nouvelles ^ mais dans une place à part, une longue dissertation où il soutient ce quUl a dit enjaveur du P. Maie-branche j toucluint les plaisirs des sens ^. c Le